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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Day by Day

Tout est allé très vite pour Florian Piette et Arsenios Athanassiu, amis depuis leur année de rhéto. “Le projet a été lancé en janvier à la suite d’un appel lancé par les fondateurs français de Day by Day qui souhaitaient s’étendre à l’international. Mi-septembre, on ouvrait le magasin à Bruxelles (avenue Paul Dejaer, à Saint-Gilles, NdlR). C’est le 30e Day by Day, mais le premier situé à l’étranger”, raconte Florian, ingénieur commercial de 29 ans. Le concept de Day by Day est celui de l’épicerie en vrac. En d’autres mots, les produits emballés sont proscrits. Le client doit venir avec ses propres sachets et bocaux (olives, huiles,…). 

Le Day by Day propose plus de 600 produits en vrac. En revanche, il ne propose pas de produits frais. En termes de positionnement, Day by Day veut renouer avec le commerce de quartier, convivial, mettant l’accent sur la qualité des produits et du service. Le concept s’affranchit aussi des codes du magasin bio (qui peut ne pas plaire à tous), avec un espace de magasin aéré, lumineux et coloré (le vert pour les produits bios, l’orange pour les autres). “Notre proposition de valeur, résume Florian Piette, c’est de faire du vrac pour tout le monde, avec un bon rapport qualité-prix”. Le vrac n’est pas forcément moins cher, contrairement à ce qu’on peut imaginer, mais Florian et Arsenios peuvent profiter de la centrale d’achat de Day by Day, proche de Paris, pour afficher des prix concurrentiels. 

Pour l’heure, les deux associés mettent toute leur énergie dans l’épicerie de Saint-Gilles. “On aimerait ouvrir 2 ou 3 autres magasins en propre sur Bruxelles. A terme, l’idée serait d’en avoir un dans chaque commune bruxelloise”. Un mot encore sur la “master franchise” acquise auprès des fondateurs français : si elle offre des avantages (dont l’accès à la centrale d’achat), elle impose aussi le respect strict d’un cahier des charges et la nécessité de financer le magasin et son aménagement.


AVIS DU COACH

  • En général:

Il y a un siècle, toutes les marchandises alimentaires s’achetaient en vrac : au kilo, dans un sachet, sur la balance du marchand. C’est la société de consommation qui a amené les rations pré-packagées et leur fatras d’emballage. Une tendance de la “nouvelle consommation” vise à changer ça en préférant le vrac pour ses avantages. Florian Piette et son associé espèrent imposer la formule “Day by Day” en Belgique.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:
Florian Piette a de bons réflexes par rapport à son approche de marché. Comme bien comprendre les différents segments parmi ses clients (les curieux, les nostalgiques et les “engagés”). Comme tous les concepts un peu nouveaux, il aurait à gagner à aller à la rencontre de clients potentiels afin de confronter le consommateur à cette possibilité de faire ses courses autrement. 
 

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:
Un chouette projet porté par deux amis d’enfance qui ont su saisir une opportunité pour la mettre en œuvre en Belgique. Si Day by Day est une franchise française déjà bien développée dans l’Hexagone, on pourrait penser que ce duo d’entrepreneurs n’a rien inventé. Ce n’est pas tout à fait exact. Premièrement, il fallait prendre le risque d’importer ce concept d’épicerie en vrac chez nous. Deuxièmement, ils ont surtout adapté le concept au marché et aux habitudes des consommateurs belges. Ils sont vraiment orientés “satisfaction client” et qualité du produit, avec un positionnement très dynamique. D’un point de vue bancaire, vu l’historique de Day by Day, c’est clairement un projet finançable. L’emplacement de futurs points de vente sera déterminant et les deux fondateurs l’ont bien compris lorsqu’ils se sont lancés à Bruxelles.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺☺


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