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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de DealMotion

Ambitieux, rigoureux, organisé, décidé. Ce sont les caractéristiques qui viennent spontanément à l’esprit en découvrant le “pitch” de Fabio Casula. Des traits de caractère que l’on peut sans doute mettre en lien avec son parcours dans le secteur de la Défense et de la sécurité. Officier de réserve, il a d’abord créé Athmes, société de consultance et de lobbying. Le jeune entrepreneur, installé depuis deux ans en Bosnie-Herzégovine, en tirera une première expérience en gestion. En septembre 2016, Fabio Casula change radicalement de cap en se lançant dans l’univers numérique et des applications mobiles avec le projet DealMotion.

“C’est un mixte entre LinkedIn et WhatsApp, explique-t-il . On veut encourager le réseautage “on the move”, c’est-à-dire permettre à nos membres de profiter des temps libres qu’ils peuvent avoir en voyageant pour entrer en contact avec des personnes, localisées dans leur entourage, avec lesquelles ils pourraient faire du business.” Pratiquement, en téléchargeant l’application sur son smartphone, le membre du réseau DealMotion peut identifier et localiser d’autres membres situés dans un rayon compris entre 100 mètres et 50 kilomètres. L’opportunité lui est alors offerte de nouer un ou des contacts et, si besoin, de convenir d’un rendez-vous. Fabio Casula s’est entouré au début de 2017 de huit personnes, dont six développeurs, pour développer et tester l’app. Depuis quelques semaines, DealMotion a accueilli ses premiers membres. “Notre marché pilote est constitué par les cercles de fonctionnaires internationaux installés à Bruxelles. On élargira ensuite progressivement au reste de la Belgique et à l’Europe.” A court terme, la start-up ambitionne d’atteindre 1 000 utilisateurs d’ici l’été et 5 000 pour la fin de cette année. La monétisation passera, elle, par des comptes “premium”, des fonctionnalités payantes ou encore la promotion d’événements.


AVIS DU COACH

  • En général:

L’idée de Fabio Casula est assez simple, mais l’énergie et la foi qu’il y met sont peu communes. Une “app” qui permet de rencontrer des relations (plutôt professionnelles) selon des centres d’intérêts communs, dans un rayon donné : a priori, ça semble séduisant. On pense à un équivalent de Tinder, transposé dans le monde des affaires. Il existe déjà l’un ou l’autre comparable (Shapr, Ripple, ...), mais Fabio Casula croit suffisamment en son idée que pour y engager des moyens importants : un investissement personnel non négligeable, et quasi une dizaine de personnes embarquées dans l’aventure.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺ ☺

  • Feedback:

Comme dans beaucoup de projets, l’idée séduisante doit montrer qu’elle rencontre son marché (le “product-market fit”). La doxa actuelle recommande de procéder par petites itérations pour valider, progressivement, les hypothèses. DealMotion semble faire le choix d’une progression avec de plus grandes enjambées, tout en se donnant une paire d’années pour arriver à une taille critique. Un projet qui serait quasi typique en Silicon Valley, mais sans doute plus délicat à financer avec le profil de risque de l’investisseur européen.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Il n’est pas aisé de s’attaquer au marché des applications mobiles. Toutefois, l’équipe fort complète et de qualité de DealMotion ne s’est pas démotivée pour autant. D’ailleurs, leur version bêta sera prochainement accessible. La cible de leur business est bien définie et il s’agit d’une niche. Il serait intéressant de voir si la taille de cette dernière suffira à faire prospérer l’entreprise. Quant à leur “finançabilité”, il est évidemment trop tôt pour se prononcer. Attendons l’accueil réservé par le public cible et la monétisation qui en découlera. LinkedIn n’a qu’à bien se tenir.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺


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