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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de DysNote

Le jeune fils de David Nguyen souffre de dysphasie et de dysgraphie. Chaque jour, pour se rendre à l’école, il embarque un ordinateur portable qui l’aide, tant bien que mal (car les logiciels utilisés ne sont pas spécifiquement dédiés à ses troubles de l’apprentissage), à suivre les cours. C’est lourd, laborieux à utiliser et cher… Des enfants “dys”, il y en aurait entre un et deux par classe (primaire) chez nous. 

“Ces enfants, explique David Nguyen, développeur expérimenté, sont confrontés à un phénomène de doubles tâches. Cela signifie que, lors d’un exercice, ils vont devoir faire un gros effort de concentration au détriment de l’exécution de cet exercice. Ça va être une source non seulement de fatigue, mais aussi de perte d’estime de soi et, dans les écoles où il n’y a pas de prise en charge de ce type de ‘handicap invisible’, de décrochage et d’échec scolaires”. Associé à Youri Ackx, développeur lui aussi, et aidé par une psychologue, David Nguyen s’est lancé, en février, dans le développement d’une application pour iPad, baptisée DysNote, avec l’objectif de libérer le potentiel d’apprentissage de ces élèves ayant un trouble de l’apprentissage. 

Une application facile d’utilisation, que l’enfant pourra manier de façon autonome, et qui s’adaptera au profil de l’utilisateur. Car s’il existe déjà des logiciels sur le marché, indiquent les deux fondateurs de DysNote, ils sont centrés sur les adultes, sont peu ergonomiques et fonctionnent uniquement sur PC. “Notre cible prioritaire, ce sont les enfants “dys” de 7 à 12 ans en Belgique francophone et en France”. S’agissant de la Belgique, DysNote mise beaucoup sur l’entrée en vigueur d’un nouveau décret dès la prochaine rentrée scolaire. Ce décret va imposer aux écoles (fondamental et secondaire) d’accepter la mise en place d’“aménagements raisonnables” pour les enfants à besoins spécifiques, dont les enfants “dys”.

AVIS DU COACH

  • En général:

Voilà un projet avec une belle finalité sociale et éducative : permettre à tous les enfants “dys” (atteints de difficultés d’apprentissage qui vont de la dyslexie à la dyscalculie, en passant par d’autres “dys”) de mieux s’insérer dans le flux éducatif de l’école classique. Alors que les technologies actuelles pour compenser ces handicaps s’articulent autour de solutions “lourdes” (dans tous les sens du terme), à base de laptops, DysNote s’intègre simplement à une tablette type iPad.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:

Ce projet pourrait figurer parmi ceux qui ont à la fois un ROI (Return on Investment) sociétal et financier. DysNote nous a exposé l’ampleur du phénomène “dys” (que nous ignorions en grande partie) et l’élégance d’une solution bien dans l’air du temps avec le recours à une tablette. Au-delà de l’opportunité de marché en Belgique, il n’est pas interdit d’envisager un avenir international à DysNote.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Emettre un avis sur un projet aussi chargé émotionnellement est très compliqué. Il touche en effet de nombreuses familles dans ce qui est souvent une souffrance au quotidien. Le développement de l’application n’en est encore qu’à ses balbutiements et le développement d’un “minimum viable product” (MVP) est nécessaire pour passer à l’étape suivante. Une fois ce dernier développé, DysNote pourra passer à l’étape de la validation par le marché. Cela permettra de répondre à la question : “quelle part de ce marché potentiel est prête à payer pour mon produit ?”. Le crowdfunding nous semble, à ce stade, une manière particulièrement indiquée de se financer : il permettra non seulement de réunir les fonds recherchés pour se lancer (350 000 euros), mais encore de mobiliser et tester cette communauté de parents en recherche d’une solution. Durant le processus de développement, il nous semblerait judicieux de prévoir aussi une validation officielle, par des spécialistes d’outils éducatifs, afin d’apporter une caution à l’application.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺


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