Digital

60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



Cliquez ici pour tout savoir sur "One Hour Challenge".

Envie de vous inscrire? Cliquez ici!


PORTRAIT de EMAsphere

Disposer de la bonne information au bon moment… N’est-ce pas là, en fin de compte, l’une des clés de la réussite dans un monde qui déborde d’infos et de données plus ou moins pertinentes ? Dans la sphère business, les plus grandes entreprises peuvent s’équiper des personnes et des outils pour faire le tri dans ce flot d’infos. C’est nettement plus compliqué, pour des questions de moyens (humains et financiers), dans le chef de plus petites entreprises. “Le patron de PME ou de start-up, il est souvent débordé”, expose Didier Vankeerberghen, co-fondateur d’EMAsphere.

“Généralement, il dispose de peu de temps pour analyser et planifier son business car il n’a pas les outils de gestion à même de lui fournir les bons indicateurs (comptables, opérationnels, …) au bon moment”. C’est pour répondre à ce souci d’un pilotage efficace dans la gestion des petites et moyennes entreprises que Didier Vankeerberghen, associé à Hugues Vandepeutte, a développé une plateforme en ligne (modèle SaaS) depuis 2013. Quatre ans plus tard, la start-up de Mont-Saint-Guibert (Axisparc) a déjà fière allure : elle emploie une trentaine de collaborateurs et a déjà convaincu 600 PME (dont le tiers est constitué de clients pleinement actifs). “A la fin de cette année, nous prévoyons d’avoir un chiffre d’affaires récurrent de 100 000 euros par mois”, indique M.Vankeerberghen, personnalité connue dans les milieux financiers pour avoir fondé et dirigé la société luxembourgeoise Odyssée Financial Technologies (logiciels de gestion de portefeuilles) pendant près de vingt ans.

“En 2018, nous mettrons l’accent sur notre développement à l’international. Nous voulons devenir un acteur de référence en Europe.” EMAsphere qui a déjà levé 5 millions d’euros propose à ses clients, en direct ou via des fiduciaires, d’automatiser la transformation de leurs données comptables et opérationnelles en “tableaux de bord” très visuels, compréhensibles et accessibles à tout moment (via PC, tablettes, smartphones,…). La start-up délivre aussi des services de consultance et d’accompagnement.


AVIS DU COACH

  • En général:

Voilà un projet porté par une équipe de vétérans expérimentés (ex-fondateurs d’Odyssée) qui, après avoir cédé leur business, se sont intéressés aux PME et aux start-up. Avec un constat : trop de patrons de PME ont des difficultés à appréhender les questions financières et à faire preuve d’anticipation dans la gestion de leurs entreprises. Le projet EMAsphere est aujourd’hui dans les starting blocks, techniquement prêt, et souhaite se déployer à large échelle.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺☺☺

  • Feedback:
Le discours d’EMAsphere, en première écoute, ressemble au discours “classique” de tous les acteurs de la “Business Intelligence”. Mais il faut y regarder de plus prêt. Quelques belles “features” (comme les reclassements de données extra-comptables, les budgets, la gestion d’entités consolidées,…) peuvent déjà apporter du grain à moudre aux concurrents potentiels. Pour ce genre de projets, “the success of the pudding is in the tasting” et les 200 clients déjà actifs sont un formidable point de départ. La véritable question, selon moi, est : ne faudrait-il pas aussi développer une EMAsphere Academy ? En d’autres mots, le peu de temps consacré aux analyses financières est-il dû à un manque d’outils ou à un manque de pratique ? Un des défis pour EMAsphere est donc le choix stratégique du ou des bons canaux de distribution supportant à la fois “IT” et “best practices”.



AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

EMAsphere nous laisse une très belle impression. C’est déjà plus qu’un projet dans la mesure où il est bien avancé, avec un business model très clair, et que le nombre de clients déjà existants démontre une réelle capacité de traction. Le positionnement d’EMAsphere, qui veut apporter un outil de gestion supplémentaire aux PME sans pour autant remplacer le comptable, se démarque d’outils traditionnels qu’on peut trouver aujourd’hui sur le marché. La longue expérience des porteurs de ce projet est vraiment à mettre en avant ! Elle se manifeste au travers d’un constat clair et réfléchi, avec une cible bien définie. On retrouve aussi un produit pour lequel la compatibilité et la connectivité sont aussi des points très importants. On est donc en présence d’une très belle découverte et, vu l’état avancement du projet, EMAsphere pourrait déjà, le cas échéant, faire appel à du financement bancaire.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺☺

© BNP