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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Fittin'Room

Si les achats en ligne connaissent une forte croissance, il peut encore y avoir des réticences ou résistances plus ou moins fortes selon les types d’achats. C’est notamment le cas pour les vêtements. Le client reste en effet très attaché au fait de pouvoir essayer le pull, le pantalon, la robe ou les chaussures convoités. Et quand la personne sort de la cabine d’essayage, elle a souvent besoin d’avoir l’avis d’un ou de plusieurs proches pour valider son achat. C’est là que Fittin’Room tombe à pic ! “C’est un réseau social qui permet de créer un achat compulsif malin, résument Nathalie François, Arnaud Browet et Quentin Ketelaers, co-fondateurs de cette “fashion” start-up bruxelloise.

Le mode opératoire est simple : vous sortez de la cabine d’essayage et vous postez une photo de vous sur l’application mobile de Fittin’Room. Soit à un nombre restreint de membres, soit à l’ensemble de la communauté. A charge pour eux de voter. L’astuce est que vous ne passerez pas à la caisse de la boutique visitée, mais que l’achat se fera en ligne (avec avantage financier à la clé !). Pour les marques de mode, le système a du sens. En matière d’e-commerce, elles font face à deux difficultés : la grosse proportion de “retours” (de l’ordre de 35 %) et au “showrooming” (des clients passent dans une boutique mais iront acheter ailleurs). Fittin’Room ambitionne donc de rendre efficace l’achat en ligne : les clients trouvent chaussures à leurs pied s et les marques soignent leurs marges en ne devant plus gérer toute la logistique du retour d’articles. Fittin’Room est en ligne depuis bientôt 9 mois. “La communauté commence à grandir, dit le trio. On travaille aussi sur des collaborations avec des marques et sur le concept d’un premier Fittin’Store”.

AVIS DU COACH

  • En général:

Arnaud Browet et ses partenaires sont partis d’une constatation : la difficulté pour le milieu de la mode de vendre tant en ligne qu’en magasin “retail”. En e-commerce, beaucoup de femmes restent frileuses à l’idée d’acheter, et on les comprend : quasi un tiers des vêtements envoyés sont réexpédiés, souvent pour des questions de taille, de ‘fit’. Un bon “pain” auquel Fittin’Room tente de répondre par une app et une communauté d’essayage, bien utile également en magasin physique, pour collecter les likes, commentaires et avis.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺ ☺

  • Feedback:

Il est facile d’être d’accord avec le “pain” (le problème que l’on cherche à résoudre). La solution, quant à elle, dépend d’une série de facteurs, de l’adoption (ou non) par le public, mais surtout du timing et de la capacité à convaincre. Nous sommes assez persuadés que, dans 5 ou 10 ans, ceci sera courant. Mais qui va se lancer dans une telle innovation dès maintenant ? Le challenge va être d’accrocher des marques novatrices.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Il suffit d’analyser le comportement de la génération dite des “2000” pour comprendre l’importance des réseaux sociaux et le besoin quasi obsessionnel de reconnaissance virtuelle. C’est dans cette direction que s’engouffre l’équipe jeune, mais ne manquant pas d’expérience, de Fittin’Room. Il apparaît opportun de relever que l’idée fait écho à plusieurs projets dont nous n’entendons malheureusement plus parler. Cependant, l’approche proposée, que l’on pourrait qualifier de “phygitale” (des showrooms en soutien d’espaces d’achats virtuels) pourrait faire la différence. Afin de cultiver cette singularité, il faudra user d’artifices marketing innovants et efficaces. En effet, on sent qu’il y a un réel engouement pour la combinaison prêt-à-porter, technologie et réseaux sociaux. Toutefois, la panacée tarde à montrer le bout de son nez. Le pari est risqué et je vois plutôt un acteur de la mode comme partenaire financier qu’une banque dans ce cas-ci.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺


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