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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Freeedrive

La SNCB mène à tout, même à abandonner un employeur stable pour se lancer dans l’aventure, nettement plus risquée, d’une start-up… C’est le choix fait par Jan-Pieter Cootjans, en mai 2016, lorsqu’il a rejoint le studio Barefoot pour reprendre en main le projet Freeedrive en tant que managing partner. Lancé dès 2015, le projet a évolué au fil du temps. Mais la problématique qu’entend résoudre cette application mobile n’a pas changé : lutter contre l’explosion du nombre d’accidents provoqués par le “texting” – via un smartphone – au volant de sa voiture. Beaucoup l’ignore, mais, depuis quelques années et la pénétration croissante des téléphones mobiles, c’est la première cause d’accident (avant la conduite sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue).

En Europe, le “texting” provoque pas moins de 6 000 accidents mortels par an ! Aujourd’hui, Jan-Pieter Cootjans a positionné Freeedrive sur la cible des gestionnaires de flottes au sein des entreprises. “Il suffit en fait de télécharger l’application et de placer un petit capteur dans le véhicule pour que le système fonctionne. Pour une flotte de 100 voitures, on estime que Freeedrive peut générer 25 000 euros d’économies en moindres frais d’assurances”, détaille l’entrepreneur malinois. Des tests sont menés actuellement dans plusieurs entreprises, que ce soit en Belgique, en France ou en Italie. D’ici la fin de 2017, Freeedrive espère convaincre 6 000 abonnés.


AVIS DU COACH

  • En général:

Freeedrive s’attaque à un beau gros marché : les flottes de véhicules de société, véritable institution en Belgique. Avec la noble intention d’améliorer les comportements des conducteurs, en particulier par rapport à l’usage du téléphone au volant. Même si, individuellement, chacun se sent invincible, collectivement, on ne peut que constater l’impact de ces nouveaux comportements. Freeedrive amène une solution simple, qui “handicape” l’usage au volant, sans l’empêcher complètement en cas d’urgence. L’idée est surtout d’encourager et d’instaurer de nouvelles habitudes.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺☺

  • Feedback:

Comme d’autres projets issus du studio Barefoot, celui-ci présente bien des caractéristiques “saines” : marché important, problème réel, solution pragmatique, conseillers pertinents. Reste à faire prendre la sauce au-delà d’une phase pilote. Décider de passer toute une flotte à une telle solution n’est pas un choix qui se prend rapidement, et des alternatives existent, qui focalisent moins sur la sécurité, mais sur des comportements de conduite, respectueux de la consommation, etc. Freeedrive l’a bien perçu, qui compte intégrer ces caractéristiques dans une prochaine version.



AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Le concept est audacieux ! Avec un petit boîtier placé en dessous du volant, Freeedrive a de quoi séduire et pourrait amener rapidement à des modifications de comportement des conducteurs. Le smartphone est une vraie distraction au volant et les assureurs, employeurs ou même parents pourraient vouloir se rassurer sur la concentration optimale des conducteurs… En poussant plus loin, des primes pour bons conducteurs pourraient être offertes par les entreprises et les gestionnaires de flotte. Ou, pourquoi pas, une prime d’assurance diminuée ? Freeedrive a défini son objectif : équiper 10 % des voitures de société en circulation en Belgique (au nombre de 873 000).

Le côté intrusif de l’appareil ayant été mis en avant lors des premiers tests, celui-ci a été modifié et ne donne plus aucune information de localisation de l’utilisateur. Celui-ci devant être convaincu du côté positif et éducatif, et non pas intrusif et répressif, de Freeedrive, une session de “kick off” est prévue avant chaque lancement. Bien vu ! Freeedrive profite des ressources offertes par Barefoot et bénéficie de 4 développeurs pratiquement “full time”, ce qui assure le développement et les mises à jour.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺☺