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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de FullUp

Pour un particulier, la gestion d’une citerne à mazout relève souvent du vogelpik ! Se fier à une jauge mécanique ou un fil à plomb pour connaître la quantité de mazout encore disponible réserve souvent de mauvaises surprises, tant ces dispositifs sont généralement peu fiables, voire carrément défaillants. Résultat : il n’est pas rare que, lors de soirées ou de petits matins frais, votre chaudière à mazout cesse soudainement de ronronner… C’est alors la panique pour dénicher le livreur qui viendra rapidement réchauffer votre foyer. La solution développée par la start-up FullUp est née en 2015 à la suite d’une discussion entre un fournisseur de mazout namurois et Alexis Bedoret, cofondateur de Make.it, un “start-up studio” qui s’est spécialisé dans la conception et le développement d’objets connectés.

“A partir de septembre 2015, raconte Catherine de Viron, cofondatrice et directrice de FullUp, nous avons été à la rencontre de clients et fournisseurs de mazout avec l’idée de leur proposer un outil de gestion pour des citernes connectées”. Après avoir testé pas mal de choses, FullUp a finalement démarré avec la vente d’une jauge connectée pour les particuliers, y compris des propriétaires et des syndics d’immeubles. Cette jauge vendue à 149 euros, et l’application pour smartphone qui y est reliée, permet non seulement de contrôler le niveau de mazout d’une citerne, mais aussi d’autres paramètres (planification des achats en fonction du prix du mazout, analyse de la consommation, surveillance de l’étanchéité, notifications, alertes,…).

De quoi générer pas mal d’économies. “On a déjà installé une centaine de nos propres jauges. Au total, on compte entre 800 et 1000 clients en B2C et on prévoit bientôt le lancement d’une offre B2B”, indique Catherine de Viron. Pour 2018, FullUp vise un chiffre d’affaires de 120 000 euros, soit un doublement par rapport à 2017. La start-up namuroise a levé, depuis 2016, 180 000 euros auprès de Namur Invest et d’un investisseur privé.

AVIS DU COACH

  • En général:

Le fameux “Internet of Things” (IoT), vous vous demandez toujours à quoi ça sert ? Si vous avez déjà eu une citerne à mazout vide, ne cherchez pas plus loin, vous tenez un exemple idéal ! Le développement a été réalisé en partenariat avec le studio Make.it, et avec des itérations en mode “lean” pour assurer l’adéquation entre produit et marché. Le business modèle peut en effet se déplacer de la vente “one-shot” à un particulier vers une création de valeur pour les vendeurs de mazout (et, par là, un modèle récurrent).

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:

Catherine de Viron, en bonne ingénieure de gestion, oriente la société vers des développements prometteurs : une future itération utiliserait les réseaux dédiés à l’IoT (LoRa/Sigfox), permettant une “boucle” plus resserrée avec les fournisseurs et autres acteurs de la chaîne de valeur. C’est certainement une voie prometteuse, où l’on est moins un appareil individuel et davantage un élément d’infrastructure. Les grands acteurs de l’énergie devraient être séduits.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Des jauges connectées pour gérer au mieux sa consommation de mazout ? Cela tombe sous le sens… Et, à ma grande surprise, ça n’existait pas encore. C’est souvent dans ces cas-là qu’une idée et un projet s’avèrent très prometteurs. C’est surtout un produit de confort utile. La possibilité offerte aux particuliers de commander directement leur mazout via l’app est également un plus. Et si, a fortiori, cela permet d’obtenir un bon tarif… En termes de business model, FullUp s’est bien positionné. Le prix de la solution est abordable. La perspective d’être “break-even” prochainement est de nature à attirer des investisseurs. La fin du mazout de chauffage au profit de solutions alternatives n’étant pas envisageable à court terme, le défi de FullUp tient à sa cacaité à croître rapidement.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺☺


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