Digital

60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


Cliquez ici pour tout savoir sur "One Hour Challenge".


Envie de vous inscrire?
Cliquez ici!


PORTRAIT de Hey

Hey ou quand l’Internet devient “friendly”… Marc Jacobs (CEO) et Nabil Kamel (CTO) ne veulent plus d’un Internet à sens unique, où le visiteur n’a rien à dire ou bien très peu (à travers, par exemple, des forums placés sous le contrôle de webmasters). “On aimerait redonner du pouvoir aux clients des sites”, résument ces deux jeunes ingénieurs (ULB), qui cumulent 15 ans dans le développement de start-up et d’applications web.

Leur solution consiste à offrir à tout internaute, la possibilité de s’exprimer librement et d’échanger avec d’autres internautes sur n’importe quelle page web. Techniquement, Hey vient ajouter une “couche” sous la forme d’une extension du navigateur (“plug-in”) ou d’un “widget” directement installé par l’administrateur d’un site. Cette extension va permettre à l’internaute de se créer une “bulle” (située en bas ou à droite de la page consultée) pour lancer des fils de discussion avec d’autres internautes. Exemple : si l’internaute se trouve sur un site d’e-commerce de vélos électriques, il va pouvoir solliciter des avis ou poser des questions aux autres internautes présents, et ce, sans l’intervention des responsables du site. Hey se présente donc comme un réseau social inclus dans le navigateur (Chrome, actuellement, dans le cadre d’une version testée auprès d’une centaine de personnes) et lié au contexte de la page visitée. Mais le projet ne s’arrête pas là.

Afin de bâtir une communauté Hey, Marc et Nabil ont imaginé un système de rémunération des internautes les plus “likés” et/ou générant des nouveaux membres. Cette rémunération se fera en tokens (monnaie virtuelle). Ces tokens serviront aussi aux annonceurs intéressés par l’insertion de publicités hyper-contextuelles. Hey a prévu de réaliser, d’ici la fin de l’année, une “ICO” (Initial coin offering) pour l’équivalent de 15 millions d’euros. Au préalable, la start-up entend lever 500 000 euros avec des investisseurs belges afin de renforcer l’équipe, d’améliorer le produit et de communiquer sur l’ICO afin qu’elle soit une réussite.


AVIS DU COACH

  • En général:

L’idée de base de Hey est simple et élégante, un peu comme un “œuf de Colomb” du web. Il s’agit de permettre aux visiteurs d’un site, via un “plug-in” du navigateur, d’y ajouter des commentaires et annotations. Les meilleurs d’entre eux sont récompensés avec des crypto-tokens. Une ICO (Initial Coin Offering) est prévue, à la fois pour lever de l’ordre de 10 millions d’euros et contribuer à la diffusion et la notoriété.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:

Nous sommes clairement face à des représentants brillants de la “Génération Y”. Ils maîtrisent les codes et les sujets du moment. Leur vision de la blockchain et des ICOs est plus profonde et plus saine que ce qu’on voit souvent. Ceci dit, leur focus semble davantage porter sur cette ICO (qu’ils pourraient fort bien réussir) que sur le produit de messagerie, dont la traction arrivera (ou pas) après l’ICO. C’est donc un pari sur l’avenir que Hey nous demande de faire.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Un projet ambitieux basé sur une très bonne idée et, surtout, un constat réaliste. L’expérience client, avec l’expression et l’échange de commentaires en ligne, est devenue un outil marketing et communication. Matérialiser cette expression sous la forme d’un “plug-in” est vraiment intéressant. Le “business model” à travers l’attribution de token tient la route et permettra sûrement de fidéliser les utilisateurs à la solution Hey. Il y a aussi un potentiel du côté des recettes publicitaires. Au niveau de la concurrence, si des solutions similaires existent aux Etats-Unis, c’est nettement moins le cas en Europe. Il y a donc une place à prendre chez nous. Le challenge de Hey sera de se faire connaître et de faire croître rapidement la base d’utilisateurs. D’un point de vue financier, à ce stade-ci, on est encore dans une phase de capital-risque. Le crédit bancaire ne sera donc pas le financement le plus approprié.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺☺


    Retrouvez plus d’informations et de conseils à destination des entrepreneurs sur le blog BizCover.