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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de moveUP

Avec moveUP, nous poursuivons notre parcours parmi quelques start-up “HealTech” belges. Ce projet initié à l’automne 2015 par deux ingénieurs (Charles-Eric Winandy et Ward Servaes), un chirurgien orthopédique (Philippe Overschelde) et un juriste (Pierre-Yves Druenne) a développé un “coach digital” venant en aide aux personnes ayant subi une opération de la hanche ou du genou. Ce dispositif médical, qui a été certifié comme tel au niveau européen, se compose d’un “tracker” d’activité (7 jours sur 7) et d’une application mobile qui, par l’intermédiaire d’une tablette, propose au patient un programme de revalidation 100  % personnalisé. “Ce suivi permet de réduire le risque de complications postopératoires, explique M. Winandy. Il faut savoir que près de 30  % des patients ayant une prothèse de hanche ou de genou connaissent des douleurs jusqu’à un an après l’opération.” Il est proposé au patient d’utiliser l’application déjà trois semaines avant l’opération afin d’avoir un profil complet; ensuite, il recevra un suivi sous forme de tableaux de bord élaborés par des kinés, ainsi que des vidéos d’exercices à effectuer dans le cadre de la revalidation. 

A ce jour, 200 patients, traités dans trois hôpitaux, ont utilisé moveUP (avec subsidiation par l’Inami). “Jusqu’ici, les résultats sont excellents pour les patients”, assure Charles-Eric Winandy. La solution moveUP pourrait aussi générer des gains pour les soins de santé si elle s’avère efficace. La ministre fédérale de la Santé, Maggy De Block, a d’ailleurs sélectionné moveUP comme projet pilote du plan e-santé. La start-up a levé jusqu’ici 1 million d’euros pour développer le produit, le valider (test clinique) et le certifier (medical device). Elle entame désormais la phase de commercialisation, ce qui va nécessiter une nouvelle levée de fonds “entre 1 et 2 millions d’euros” et passera par plusieurs recrutements (développeurs, sales&marketing,…).


AVIS DU COACH

  • En général:
Voici un exemple de start-up très spécialisée en “mobile health” : un assistant sur téléphone mobile pour aider les patients, qui se remettent d’opérations de prothèses de genoux et de hanches, à mieux récupérer. Un domaine très technique de la chirurgie où le taux de succès peut être influencé par le comportement du patient après l’opération. La start-up mène une première étude clinique et cherche à poursuivre la validation des bénéfices à utiliser sa solution.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺☺☺

  • Feedback:

C’est du beau boulot de start-up. Le projet est mené en collaboration avec des spécialistes du secteur, l’exercice est pointu et les étapes (R&D, études et validations,…) sont séquencées avec méthode. L’étape suivante consistera à dépasser les premiers succès et à valider le concept en mode “medical device”. Avec une question “business” : quels sont les pays où ce type de projet peut potentiellement trouver un meilleur (premier) écho ?



AVIS DE L'EXPERT

  • En général:
Ce qui est important et innovant chez moveUP, c’est avant tout la problématique à laquelle s’attaque cette start-up. En effet, le suivi et la revalidation d’une opération du genou ou de la hanche, focus choisi par moveUP, requièrent une forte spécialisation. Ce sont deux vrais points forts du projet. L’accessibilité via la technologie digitale rend le tout attractif. Le patient gagne, lui, en autonomie. J’épinglerais deux autres atouts : les résultats enregistrés lors de la phase de test sont performants et, vu la sélection du projet par la ministre fédérale de la Santé, un soutien de l’Inami est envisageable. Sur le plan financier, la voie bancaire doit être étudiée, mais moveUP aura aussi besoin d’autres formes de financement (subsides, levée de fonds ou autres) pour atteindre son objectif de commercialisation et d’internationalisation.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺


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