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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Nestore

“Après une dizaine d’années dans la consultance pour le compte de grandes sociétés (GSK, Caterpillar,…), j’avais l’envie de lancer ma propre société. Il y a un an, je me suis lancé”. C’est comme ça que commence l’histoire de Christophe Petit, gradué en assurances et diplômé en management international. A 36 ans, il intègre le Startup Factory, le start-up studio bruxellois initié par Baudouin de Troostembergh (lequel est à l’origine de la relance de Co. Station à Bruxelles). Il en sort avec le projet Nestore, sur lequel Christophe Petit travaille désormais à plein-temps.

La société a été créée en septembre. “Avec Nestore, nous proposons un nouveau service de stockage de biens ciblé sur les particuliers et les professionnels.” Le marché du “self-storage” est pourtant déjà assez encombré. En Europe, on recense pas moins de 1 700 sites de stockage (dont 50 % en Grande-Bretagne); en Belgique, Shurgard est leader avec 21 sites de stockage. Cela ne décourage pas Christophe Petit : “La plupart des solutions existantes sont situées en dehors des villes, ce qui nécessite de se déplacer.

Nestore est situé au cœur de Bruxelles, propose d’aller chercher les biens auprès des clients et de leur ramener, en tout ou en partie, quand ils le décident”. Via une plateforme Web, le client peut visionner tous les biens qu’il stocke (mobilier de jardin, matériel de ski, etc.) et commander les biens qu’il veut récupérer en fonction de ses besoins. Le coût du stockage intègre le transport et une assurance. Nestore n’en est qu’à ses débuts. Pour se faire connaître et développer sa plateforme, Christophe Petit chiffre ses besoins à 200 000 euros.


AVIS DU COACH

  • En général:

Le besoin qu’adresse Nestore semble bien identifié : dans nos villes de plus en plus denses, de nombreuses personnes souhaitent entreposer des biens dans des lieux tiers. Nestore se distingue en voulant relocaliser le stockage au cœur de la ville. Dans un marché qui devient progressivement plus concurrentiel, Nestore veut aussi se différencier en venant prendre livraison de vos biens, et en proposant une formule de pricing “linéraire” (le premier m3 ne coûte pas cher; on mise sur l’expansion des besoins des clients), ainsi que des packages “saisonniers” adaptés.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:
Le positionnement gagnerait à être affiné : d’un côté, on souhaite être moins cher que la concurrence… tout en offrant des services plus élaborés (enlèvement des objets). Ce genre de “grand écart” est rarement possible, ou payant. Plusieurs sous-niches semblent être intéressantes (comme les archives pour certaines professions); dans un bon esprit “lean startup”, ce serait à tester et valider sans tarder.


AVIS DE L'EXPERT


  • En général:

Pas de grande révolution dans l’ idée proposée par ce projet : un service de stockage d’objets saisonniers, sans exclure les autres demandes. Cela se fait déjà avec succès dans les pays anglo-saxons. Mais est-ce dans notre culture de faire pareil ? A notre sens, le business model est à revoir pour se démarquer encore plus de la concurrence déjà bien installée dans ce secteur, le marché actuel étant détenu par de gros acteurs qui ne vont pas dans le sur-mesure.

La traction client doit, elle aussi, être améliorée avec une communication claire et plus attractive. Les prix proposés sont bon marché par rapport à l’offre du marché, mais attention à la rentabilité du projet qui pourra en souffrir. Attention également au paiement de la location d’espace qui doit s’effectuer avec 6 mois de premier loyer. Cela pourrait en décourager certains, ce qui pourrait être préjudiciable dans un début d’activité.

Le projet est finançable mais doit d’abord se montrer plus abouti. Une étude de marché avec un test à plus grande échelle pourrait déceler certaines opportunités qui n’ont pas été exploitées jusqu’ici. Les points à développer sont la communication, le marketing, la création d’un website. Il est donc trop tôt pour envisager l’accès au crédit bancaire.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺