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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de OneFrame

Cela fait déjà plusieurs années que les téléviseurs à écrans plats ont fait leur apparition dans nos salons. Plus récente, en revanche, est la vague des écrans connectés et à ultra-haute définition (UHD). Posé sur une table de salon ou accroché à un mur, le téléviseur de plus en plus fin est devenu un objet de design. Récemment, un grand constructeur de TV (Samsung, pour le ne pas le citer) a donné une nouvelle affectation à ses écrans “smart” de grande dimension en les transformant en cadres pour œuvres d’art ! Le nom donné à ce nouveau produit du groupe sud-coréen est d’ailleurs “The Frame” (”le cadre”, en anglais).

A la suite de quelques précurseurs (comme Saatchi Art, Meural, Sedition,…), deux jeunes diplômés de la Vlerick Business School, Quentin Stas de Richelle et Aleksei Chemisov, ont décidé d’explorer le filon consistant à transformer son écran plat en cadre numérique. “Notre projet OneFrame est à l’art ce que Spotify est à la musique, disent-ils. Notre ambition, elle est d’offrir l’expérience d’une exposition chez soi”. La solution proposée par OneFrame (qui n’est a priori pas liée à seule marque de téléviseur) est celle d’une plateforme d’art digitale. Moyennant un abonnement mensuel, le client accède à une bibliothèque de plusieurs centaines d’œuvres picturales. Cela peut aller d’un chef-d’œuvre de Van Gogh ou Kandinsy à des artistes contemporains encore peu connus. Dans une première phase, la plateforme devrait compter 300 œuvres.

La stratégie prévoit de l’enrichir au gré des partenariats noués par la start-up avec des musées, des galeries, des foires, voire directement avec des artistes. Pour ceux-ci, c’est évidemment une opportunité d’acquérir de la visibilité et de générer une source supplémentaire de revenus. L’équipe de OneFrame se compose actuellement de six personnes. Le siège social est à Berlin, ville très active sur le plan artistique où Aleksei Chemisov a noué de nombreux contacts. Outre la capitale allemande, Bruxelles et Amsterdam figurent parmi les premiers marchés ciblés. Dans une phase de croissance, OneFrame devrait y ajouter la France et les pays scandinaves.


AVIS DU COACH

  • En général:

Quand vous prenez un problème créatif (le marché de l’art, et sa difficulté à trouver de nouveaux acheteurs) et que vous le donnez à des esprits très analytiques et stratégiques (le projet est né dans une classe du MBA de Vlerick), vous obtenez OneFrame. L’idée de remplacer le tableau que l’on accroche au mur par un écran qui affiche une collection, selon un modèle de type “app store”, répond en effet à une série de raisons qui freinent le développement du marché de l’art, en particulier auprès des jeunes professionnels : le choix, le manque de temps et de connaissance,… En numérisant l’expérience, on répond au besoin de variété d’une génération acquise au “tout digital”.

  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺☺ 

  • Feedback:

L’idée est séduisante, et est fondamentalement un pari sur une évolution des usages : si l’art contemporain suit le chemin de la musique, vers la digitalisation en masse, alors OneFrame pourrait bien être le Spotify des arts picturaux. Mais c’est une équation qu’il est difficile de résoudre uniquement sur papier. En tant qu’amateur d’art, mon expérience est que rien ne remplace le contact avec l’œuvre originale. Reste à voir si les générations Y accepteront de payer pour du “pur numérique”.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

L’idée est chouette. Mais les amateurs d’art seront-ils séduits ? J’en suis personnellement un et je pense que j’aurais du mal. C’est là que l’approche est intéressante puisque le premier public visé serait le B2B. Peut-être que d’associer l’offre avec un support dédicacé à la lecture de ses œuvres pour le B2C pourrait être une approche plus unique ? L’abonnement (10 euros) est abordable mais la banque de données à constituer sera impressionnante et le coût risque de l’être également. Le projet reste cependant emballant mais il faut voir si tous les acteurs seront parties prenantes à commencer par les propriétaires d’œuvres d’art Le dossier était chiffré mais les besoins n’étaient pas clairs.

  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺


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