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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Pharmaid

Ils sont trois. Liégeois et copains depuis leurs années d’école secondaire. C’est Arnaud Martens, jeune diplômé en pharmacie, qui est l’instigateur du projet Pharmaid. Après une année d’officine au sein du réseau Multipharma, il se lance comme pharmacien indépendant. “C’est en effectuant des remplacements dans différentes pharmacies que je me suis rendu compte qu’il n’existait pas encore, ni en Belgique ni en France, de plateforme facilitant l’organisation de ces remplacements.” A partir de 2016, Arnaud Martens s’associe à Tiziano Tellatin (marketing) et Thomas Saldi (informaticien et web développeur) pour donner vie à Pharmaid.

Au départ, il s’agit d’organiser le “matching” entre offre et demande de remplacements dans les pharmacies indépendantes (au nombre de 3 500 en Belgique sur un total de 4 900). Mais Pharmaid va assez rapidement s’enrichir de nouveaux services, tous gratuits. Annonces pour des emplois et des stages, annuaire de délégués pharmaceutiques et, dernier service en date, une plateforme de formations. “Nous sommes parvenus à réunir tous les acteurs de la filière. Aujourd’hui, on compte 2 100 utilisateurs mensuels récurrents sur Pharmaid, ce qui représente 534 pharmacies et 1 065 pharmaciens.” Pour grandir, les trois fondateurs ont noué plusieurs partenariats, notamment avec l’Université de Liège et le Cerp (filiale belge du groupe français Astera qui approvisionne 800 pharmacies). Pour monétiser la plateforme, Pharmaid a développé un système d’achats groupés de médicaments pour aider les pharmaciens indépendants à faire face à la concurrence, de plus en plus forte, des groupements de pharmacies et des pharmacies en ligne. Une version bêta a été lancée le mois dernier sur la Belgique; Pharmaid enchaînera avec la France. Pour mener ces tests, accélérer l’acquisition de nouveaux membres et se lancer sur le marché français, Pharmaid affiche un besoin de financement modeste de 60 000 euros.


AVIS DU COACH

  • En général:

Pharmaid est un bel exemple de projet “organique” : il part d’un besoin simple, réel, qui parle aux fondateurs (les remplacements dans les pharmacies), et puis il creuse son sillon, comprend mieux son marché, voit les opportunités et développe des fonctionnalités annexes. L’ambition, actuellement, est de permettre aux pharmacies indépendantes de se doter d’outils et d’une force de frappe qui leur permette de résister aux grandes chaînes et au commerce en ligne.

  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:

On peut saluer le boulot déjà réalisé : au départ d’un besoin simple, un site complet et ergonomique. Le projet est à présent à la croisée des chemins : s’il veut se réinventer, il doit se catapulter dans une autre dimension. Cela impliquerait sans doute d’étoffer l’équipe et de devenir plus ambitieux… pour autant que le marché suive.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Nous avons affaire à un bel exemple d’une équipe très jeune qui a bien compris la dynamique du “lean startup” et de l’itération. Compris, mais surtout appliqué. A l’écoute de ses clients et partenaires, l’entreprise se développe en “marketplace” des pharmaciens. Elle a su augmenter sa gamme de services en tendant l’oreille aux besoins des différents acteurs. L’e-health a, en effet, le vent en poupe. Cela n’est guère étonnant dès lors qu’on s’intéresse un peu aux process actuels dans le monde médical et sa périphérie. Il y a du business à trouver et les associés ne manquent pas d’idées et d’intuition pour y arriver. Néanmoins, se pose l’inévitable question de la monétisation. Celle-ci est à définir et les investisseurs seront sans doute sensibles à la direction qui sera choisie. Il n’apparaît pas évident de transformer un service gratuit qui fonctionne en usage payant. Demandez donc à certains géants qui s’y sont cassé les dents…

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺


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