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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de PRYSM

“Je vois Prysm comme un mouvement, une philosophie de vie, dont je serais la directrice artistique.” C’est par ces mots que Priscilla Adada-Helledy définit son projet visant à créer une “plateforme du bien-être féminin” ( www.monprysm.com ). Dès l’âge de 17 ans, elle quitte la Belgique pour l’Angleterre et les Etats-Unis. Un “master” en droit. Un autre en art dramatique. Le tout complété par le Cours Florent, à Paris. La voilà actrice…

Mais cela ne lui suffit pas quand, après treize années d’exil, elle revient s’installer à Bruxelles. “Quand on est actrice, on subit fort les choses”, explique-t-elle. “J’ai toujours eu l’envie de créer quelque chose à moi, d’entreprendre.” Prysm, enchaîne la jeune trentenaire, ambitionne – en recourant à divers outils (site, soirées événementielles, boutique en ligne,…) – de prôner “un féminisme moderne, où chaque femme a le droit d’être qui elle veut, d’avoir les passions qu’elle aime, de faire les choix qu’elle-même a décidé de faire.”

A l’image d’un kaléidoscope, Prysm veut offrir un éventail de services autour du concept de bien-être féminin. L’un d’eux consiste à organiser des “Party Prysm”, à savoir des “rencontres à l’ancienne, autour d’un verre, d’une passion, d’une activité.” Afin d’affiner son projet, la jeune entrepreneuse a suivi un programme d’accompagnement. Elle a surtout pris l’initiative d’organiser une première “party”, à Bruxelles, pour tester le concept… d’où il est surtout sorti toute une série de questions à résoudre, en particulier sur le “business model” à mettre en œuvre.


AVIS DU COACH

  • En général:

On se trouve, ici, dans une start-up de type “vision”, dont l’épicentre est la proposition de valeur. Si ce type de projet laisse une part importante à la capacité de rêver, ce sont aussi les plus complexes à réussir car il faut d’abord que le projet trouve un point d’appui : soit des clients qui valident l’idée et/ou le besoin; soit le développement d’un savoir-faire “spécial” qui permet alors de donner une véritable griffe ou identité au projet. Un premier “event” a permis de donner un début de traction en ce sens. Il faut continuer dans cette voie.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:
Ma recommandation est double lorsqu’on a un projet aussi vaste et ambitieux. D’une part, segmenter, c’est-à-dire choisir quels client(e) s sont les plus à même d’être intéressé(e) s par vos produits et services. Ici plus qu’ailleurs, il n’est pas possible de plaire à tout le monde. D’autre part, éviter le syndrome du couteau suisse en spécialisant son offre sur une ou deux activités dont on devient les vrais spécialistes, au moins dans un premier temps.


AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Le projet présenté semble encore peu abouti, restant au stade d’“une vision d’ambiance” que la conceptrice a imaginé. Le projet doit encore être approfondi afin de pouvoir être transposé dans un plan d’action pratique et, avant tout, déterminer des priorités et des actions simples à mettre en place, ce qui permettrait une première rentrée de fond. Par ailleurs, le problème de rentabilité du projet ne semble pas encore avoir l’objet d’une étude approfondie; le premier test même, s’il fut un succès, s’est déroulé à perte. Il est aussi primordial de bien déterminé la segmentation de clientèle à viser avant de mettre en œuvre les premières étapes du plan d’action. Enfin, à ce stade de réalisation, il est impossible d’évaluer la faisabilité financière du projet vu que ni les recettes, ni les coûts n’ont été évalués en profondeur. En conclusion, même si Priscilla semble très motivée par la mise en place de son idée, il est nécessaire de revoir les différentes étapes, de recentrer la cible et de mettre sur pied un plan financier solide avant d’aller plus loin.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺

Traction client :☺

Finançable :☺