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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Simone a soif!

Pomme-géranium, fraise-mélisse, concombre-menthe… Glace ? Sorbet ? Smoothie ? Milkshake ? Non, non. De l’hydrolade, comme on parlerait de limonade. “S’hydrater, c’est bien. S’hydrolater, c’est mieux !”, disent en chœur Agnès Bonfond et Antoine de Menten, deux des trois cofondateurs de la marque “Simone a soif !”. Si vous n’avez pas encore croisé la frimousse vintage de cet étrange breuvage encapsulé dans des bouteilles en verre, une petite explication s’impose. Une hydrolade est une boisson à base de vapeurs de plantes (hydrolats), mélangées avec des fruits/légumes locaux fraîchement pressés et de l’eau. L’hydrolade se veut donc 100 % naturelle, peu sucrée (on est en dessous des 20 kcal/100 ml), artisanale et sans le moindre additif.

Le trio de la SCRL Compagnie bruxelloise des boissons se targue d’offrir le “soft” le moins sucré du marché belge ! “Nous voulons permettre aux consommateurs de mieux boire, mais aussi de se faire plaisir”, dit Agnès Bonfond, initiatrice du projet et ex-manager dans la grande distribution. Depuis mars 2015, Simone a soif ! est commercialisé dans des commerces “alternatifs” situés à Bruxelles et dans le Brabant wallon. Le nombre de points de vente est en forte croissance (de 40 en juin dernier, on en est à 140).

L’année 2017 sera importante : “On veut changer d’échelle, en passant d’une petite marque bruxelloise à une marque nationale.” Outre une première levée de fonds, les trois partenaires ont prévu d’élargir la commercialisation à plusieurs grandes villes flamandes et wallonnes. En avant, Simone !


AVIS DU COACH

  • En général:


C’est le genre de projet où l’on se dit “mais pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?”. Une idée évidente : que boire quand on ne veut boire ni sucré, ni alcoolisé ? Un marché qui semble immense, mais avec des réponses pratiques bien peu nombreuses. Cela concerne les sportifs, ceux qui soignent leur ligne, les diabétiques, vous, moi, tout le monde à un moment donné. En plus, l’équipe a une approche originale, des idées, de l’humour et un beau bagage d’expériences complémentaires, donnant au projet une vraie capacité d’exécution. Bref, on adore…

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺☺☺

Finançable :☺☺☺☺

  • Feedback:
La vraie vitesse n’est pas la précipitation et l’équipe de Simone a soif ! l’a bien compris. Il reste que si l’idée est top et les premiers succès au rendez-vous, Simone a soif ! ouvre la brèche d’un marché qui va exploser, puis se consolider. Je recommande donc de foncer quand même un peu et, avec un dossier aussi solide, de bien réfléchir au moment où un vrai coup de financement et d’accélérateur pourra mettre le projet sur orbite.


AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

L’ idée et le produit sont innovants dans un secteur en pleine expansion. Rassurants, les concepteurs sont expérimentés. La vision et les valeurs de l’entreprise (bien vivre, bio, local, humour) sont claires et se reflètent dans les choix stratégiques de Simone a soif !

La cible client est identifiée (les éco-hédonistes), mais est peut-être trop réduite au vu des possibilités offertes par le produit. La gestion des fournisseurs semble plus problématique, ce qui freine aujourd’hui la production et l’élargissement du nombre de distributeurs. Cette contrainte pourrait, à terme, poser un réel problème dans la croissance de l’entreprise.

Depuis sa création, la stratégie de croissance est restée volontairement très prudente (trop ?), à savoir s’attaquer à un secteur géographique restreint, via l’horeca, afin de créer la demande et, ensuite, proposer le produit via des distributeurs dans le secteur concerné.

La marge sur le produit semble correcte pour le secteur, mais peu de détails sur les objectifs financiers ont été présentés, si ce n’est un “break even” à atteindre dans 2 ans et un besoin de fonds assez faible. Des questions se posent donc sur la rentabilité de l’opération et la stratégie de croissance lente dans un secteur en plein boom. Pour le futur, l’idée de synergies avec d’autres acteurs du marché et le développement d’un outil de production propre semblent être de bonnes pistes !

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺