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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Skip-Q

Imaginez-vous au boulot, un jour de semaine. L’heure du lunch approche et vous n’avez vraiment pas le temps d’aller déjeuner tranquillement à l’extérieur. Pas de cantine sur votre lieu de travail, ni de pique-nique fait maison. Il vous reste la solution de la sandwicherie ou du snack du coin. Sauf que vous craignez de devoir faire la file… C’est pour résoudre ce type de situation qu’Alexandre de Pret et un de ses cousins ont lancé, en mai 2016, le projet Skip-Q. “Il s’agit d’une application mobile qui permet à la fois de pré-commander et de pré-payer des produits auprès de commerces locaux et de ne plus devoir faire la file !”, résume Alexandre de Pret, ex-cadre financier chez GDF Suez.

Les opérations se déroulent via un smartphone : le client passe commande (en précisant l’heure de son passage) et, dans la foulée, il paie en ligne. Il ne lui reste plus qu’à aller chercher son menu du jour… en dépassant tout le monde ! Pour le commerçant, l’intérêt est d’obtenir le paiement à l’avance de façon sécurisée et les coordonnées de ses clients, ce qui lui permettra de leur envoyer des offres spécifiques. En contrepartie, il paie un droit annuel et Skip-Q perçoit une commission sur chaque transaction.

Actuellement, la start-up a convaincu une trentaine de commerçants bruxellois et elle a enregistré 8 500 commandes en huit mois. Alexandre de Pret compte sur la conclusion d’un accord d’exclusivité – actuellement en discussion – avec les cartes” ticket restaurant” émises par Edenred pour accélérer le développement de Skip-Q.


AVIS DU COACH

  • En général:

La proposition de valeur de Skip-Q est limpide. L’application s’inspire de bonnes pratiques : le paiement réglé au préalable (intégrant une large gamme de paiements), une imprimante à tickets pour les snacks (plus appropriée que de leur demander d’utiliser un écran). Le marketing peut être assez viral : ceux qui sont dans la file peuvent observer que certains échappent à la file, et ainsi découvrir l’intérêt de l’app. L’équipe a de l’ambition : “être l’app dont on ne peut pas se passer”, “le moyen de paiement que l’on a toujours dans sa poche”,… Et, à moyen terme, une vision qui intègre d’autres expériences locales, comme d’aller au cinéma, etc.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:
On sent une belle énergie entrepreneuriale. Mais on pressent aussi que le projet risque d’être un marathon, et non pas un simple sprint. Il va falloir conserver le focus et l’énergie pour continuer à avancer, rue après rue, snack après snack. On peut aussi espérer un accord avec un émetteur de chèques-repas, mais il ne faut pas tout miser là-dessus.


AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Qui n’a pas rêvé d’aller chercher son lunch de midi sans devoir faire une file interminable ? Personne. La traction client est déjà bonne mais pourrait être améliorée par l’offre de commerces; nous en sommes pour le moment à seulement 34 commerces sur Bruxelles. La visibilité doit également être améliorée. Cette traction client est intéressante dans le sens où elle propose aussi une communication entre les commerçants et les clients. L’avantage pour les commerçants est également de vendre rapidement, de se faire payer à l’avance, de faire connaître son point de vente et de proposer des actions fidélisant son client.

Tout le monde y trouverait donc son compte. Le coût pour le commerçant est faible et rapidement rentabilisé. Pour l’utilisateur final, rien à payer de plus que son produit. L’application est intuitive et simple à utiliser. Un partenariat avec un réseau de commerçants pourrait faire en sorte que cette start-up prenne son envol et décolle pour atteindre leur “break-even” situé aux alentours des 500 commerçants partenaires. Car il faut bien se rendre compte qu’atteindre cet objectif en allant démarcher des clients avec sa mallette à la main est presque mission impossible. C’est tout ce qu’on souhaite à cette start-up ! Personnellement, j’ai été convaincu, j’ai l’app et je l’utilise.

Le business model est limpide et efficace.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺