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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Streeties

Streeties n’est plus une inconnue. En avril dernier, après un premier tour de chauffe de quelques mois dans une poignée de communes du sud de Bruxelles, les deux fondateurs de cette application, Cédric Dumont et Geoffroy Bauer, décidaient de se déployer sur l’ensemble du territoire belge. Parfois présentée comme le “WhatsApp (belge) des quartiers”, l’application propose gratuitement un service de messagerie en vue de (re) tisser des liens au niveau local. Le mode d’utilisation est très simple puisqu’il suffit de se connecter via son compte Facebook et d’encoder l’adresse de son domicile.

L’utilisateur peut alors entrer en contact, via un message privé ou public, avec les “Streeters” habitant dans un rayon de 5 kilomètres. Les utilisateurs ont l’opportunité de “chatter”, de se renseigner, de chercher ou donner des objets, de poster des photos, de solliciter un avis sur une école, etc. “Mais cela ne suffit pas à bâtir une communauté”, explique Cédric Dumont. “Dans une deuxième étape, on a donc ajouté les acteurs locaux, comme les médecins, les chauffagistes, les clubs de sport,… Il est aussi prévu d’y ajouter des services communaux et la police locale.” Cette intégration d’acteurs locaux ouvre la porte à une monétisation, même si l’objectif prioritaire d’élargir la communauté. Streeties vise les 100 000 utilisateurs pour la fin de l’année (contre environ 3 000 actuellement).

Mais il y aura un troisième étage à la fusée Streeties : convaincre des entreprises à utiliser l’application et sa communauté pour acheminer leurs biens ou services. Cédric Dumont a, par exemple, noué un contact avec bpost dans le cadre de la livraison de colis. Actuellement, quand le destinataire est absent, le colis doit être ramené vers un bureau de poste. Cette gestion des colis non réceptionnés coûte plusieurs millions d’euros par an… Avec Streeties, les voisins peuvent devenir des “points relais” très précieux. D’autres entreprises ont été contactées. Pour se développer, d’abord sur le marché belge et ensuite à l’étranger, la start-up bruxelloise ont entamé les négociations en vue d’une première levée de fonds “entre 500 000 et 1,5 million d’euros”.


AVIS DU COACH

  • En général:

Pendant 10 ans, les internautes ont été fascinés par le côté global du Net (il nous connecte par affinités, d’un coin à l’autre de la planète). Depuis quelques années, il y a un mouvement de retour du balancier : on redécouvre la notion de local. C’est là que Streeties se positionne: en réseau social local, à l’échelle de la rue, du quartier. Cédric Dumont défend avec enthousiasme toutes les applications que cette connectivité rend possible.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺ ☺

  • Feedback:

Le “local” est sans doute le nouveau Graal des réseaux sociaux. Déjà Foursquare avait lancé la tendance, puis Facebook a adopté une série de caractéristiques locales. Streeties va nettement plus loin. Si son usage se répand, c’est bien une petite révolution copernicienne qui pourrait avoir lieu. C’est sur la traction, le product-market fit, qu’il s’agit de se focaliser : un tel produit doit s’imposer par son usage, pas par un matraquage marketing.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Reconnecter les voisins ensemble, créer une dynamique de quartier, optimaliser le local et ses interactions, mettre en avant des commerces locaux,… Voilà différents défis que Streeties se fait fort de relever. On peut parler de “local revolution”, comme le dit Cédric Dumont. J’adore l’idée. Nos grands-parents connaissaient tout le monde autour de chez eux; aujourd’hui, c’est à peine si on connaît son voisin le plus direct ! Streeties a donc tout pour convaincre et réussir. Mais, encore une fois, le défi, et ce qui fera la réussite ou non de ce type de projet, sera le nombre d’utilisateurs. A long terme, beaucoup de possibilités s’ouvriront à eux grâce à cette communauté Streeties et, notamment, au plan des revenus. Attention, tout de même, à bien garder le focus à la base de Streeties.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺☺


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