Digital

60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



Cliquez ici pour tout savoir sur "One Hour Challenge".

Envie de vous inscrire? Cliquez ici!


PORTRAIT de Tinza

Les services de livraison de colis ne manquent pas. On peut donc s’étonner de voir la start-up Tinza se lancer dans ce segment de plus en plus encombré. Ali Ouariache, fondateur et CEO, est toutefois convaincu des atouts de sa solution par rapport à la concurrence (dont de gros acteurs tels que bpost et DHL). Pour lancer son business, il a fait le choix de se focaliser sur la livraison d’objets acquis sur des plateformes de “seconde main”. Une chaise, un canapé, une collection de livres, des vêtements, ...

“Aujourd’hui, les solutions proposées sont à la fois coûteuses en temps et en argent. Et les expériences des clients sont rarement bonnes”, assure ce consultant. Il se fait fort de “réinventer” le monde de l’expédition de colis à l’ère de l’économie collaborative, avec un dispositif à la fois “plus rapide, plus solidaire et plus écologique”. Concrètement, Tinza propose, à toute personne souhaitant livrer un bien d’un point A à un point B, une liste de transporteurs disponibles au moment souhaité. La recherche se fait en quelques clics sur la plateforme, avec identité des transporteurs, horaires et tarifs.

Pour l’instant, le service, disponible 24h/24 et 7j/7, se limite à la Région bruxelloise. A terme, Tinza veut s’implanter dans d’autres villes belges, voire européennes. Mais tout reste à faire car, à l’heure actuelle, Tinza n’effectue encore qu’une “petite dizaine” de livraisons par semaine sur Bruxelles... “Notre objectif, pour la fin de cette année, est d’atteindre 200 livraisons par jour”.


AVIS DU COACH

  • En général:

Tinza veut être un transporteur alternatif : “disrupter” le métier des Fedex, DHL et autre UPS, en capitalisant sur un modèle d’économie collaborative et en utilisant “les espaces non utilisés des transports qui se font déjà”. L’idée n’est pas neuve et d’autres start-up tentent actuellement des expériences similaires : les Liégeois de Hytchers sur les autoroutes avec Total ou PiggyBee, qui fait appel aux voyageurs.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺

Traction client :☺

Finançable :☺

  • Feedback:
C’est un business compliqué. Il faut construire le modèle étape par étape avec un business modèle local qui tient, ne fût-ce qu’un peu, la route. Disrupter des géants de manière frontale, ça doit vraiment être du pilotage dans la dentelle. Clairement, il faut faire des choix : attaquer sur des territoires spécifiques, avec des collaborations fortes. Bruxelles et une société de taxi, par exemple. Plus fort, et c’est l’idée de Tinza : s’attaquer à des types de livraison pour lesquelles le temps est moins important que le résultat. Par exemple : du mobilier ou des vêtements de seconde main. Un marché où le coût est essentiel, mais où être livré demain ou dans trois jours ne change pas grand-chose. Faire des choix, donc, développer des partenariats, être un spécialiste (et non un généraliste ou simplement le moins cher), on en revient aux fondamentaux de l’avantage compétitif de Porter..

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

“Every moving space is a shipping space”. L’idée est innovante : rentabiliser les espaces vides lorsque nous faisons un trajet, Que ce soit en voiture ou à pied ! Economie collaborative, aspect écologique, rapidité et coût par rapport à des services de livraison classique. Tinza prend le pari de mettre en relation des chauffeurs recommandés et de confiance avec n’importe qui désirant se faire livrer un colis, une lettre ou des objets plus volumineux. Même si le système définit un prix sur base d’un algorithme, on nous parle d’un prix moyen de 20 euros par objet livré, ce qui peut, dans certains, se montrer cher par rapport à d’autres solutions.

Ce secteur est en plein boom (achats en ligne auprès de grandes enseignes, marché de deuxième main,…). Il y a un marché à prendre mais à bien analyser. L’offre de Tinza pourrait être affinée, avec une bonne analyse également de l’aspect légal. L’idée est donc bonne, mais n’allons pas trop vite en besogne et prenons le temps d’analyser la situation et de proposer une offre qui rencontrera le succès escompté.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺

Traction client :☺

Finançable :☺