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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Treedy's

On en parlait, voici deux semaines, avec le projet Fittin’Room : en matière de commerce en ligne, les sites de vente de vêtements font face à un important flux de retour – de l’ordre de 25 % des achats – pour des questions de tailles inappropriées. Cela coûte cher aux vendeurs et ça freine les acheteurs. Treedy’s, start-up bruxelloise fondée en 2015 par David Francotte et Stephan Sturges, a développé une innovation de rupture : l’essayage virtuel pour le prêt-à-porter !

Le “TreedyScan”, nom du scanner corporel, permet des prises de vue de l’ordre du dixième de seconde pour générer des modèles 3D très précis. “De chaque scan”, précisent David Francotte et Cédric Cauderlier (responsable marketing) , “on peut extraire autant de mesures corporelles qu’il est nécessaire pour chaque individu selon ses besoins spécifiques, avec une précision d’environ 0,2 millimètre.” Le client pourra donc disposer de son avatar lui permettant d’essayer virtuellement n’importe quel vêtement sur un site d’e-commerce ou de les précommander en boutique dans une version sur mesure et personnalisée. “Dans le secteur de la mode, le business model est en train de changer complètement, avec des achats de vêtements en ligne sur mesure.” Deux gros acteurs du secteur de la mode et du commerce en ligne ont déjà passé commande de premiers exemplaires du TreedyScan.

La start-up a en outre noué plusieurs partenariats technologiques, notamment avec Body Labs (société acquise l’an dernier par Amazon), Sony, Nvidia, Microsoft,… La VUB devrait également soutenir Treedy’s en initiant un projet de R&D sur des outils d’essayage virtuel. En termes de business model, outre la vente de scanners, Treedy’s songe à installer des “cabines” dans des centres commerciaux. Les clients achetant des vêtements via Treedy’s auraient droit, quant à eux, à des remises commerciales. Après avoir levé 250 000 dollars l’an dernier, Treedy’s finalise actuellement une “Série A” de 3,5 millions de dollars.


AVIS DU COACH

  • En général:

On sent le projet bien né : besoin énorme (la problématique de tailles dans le “retail” de vêtements), une technologie de scan 3D qui a évolué, une équipe motivée et rodée. L’approche technologique, que l’on a déjà vue par ailleurs (multi-capture par un réseau d’appareils photos), semble ici maîtrisée pour aller un cran ou deux plus loin dans la précision et la reconstruction. On sent aussi une belle maturité dans l’approche commerciale et marketing.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺ ☺

  • Feedback:

Beaucoup de voyants semblent au vert pour une potentielle “success story” : un “pain” réel du marché, une techno maîtrisée, un déploiement à la fois ambitieux et réfléchi… L’équipe dégage confiance et compétence. On chercherait plutôt les gros “roadblocks” éventuels dans les éléments qui ne sont pas sous son contrôle, comme le timing du marché (qui, parfois, peut ralentir un projet pour des motifs qui nous échappent) ou des concurrents sous les radars. Mais on souhaite un succès international à ce projet qui le mérite !

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Pas un week-end sans parler de l’univers du vêtement ! Espérons que les lecteurs ne se lasseront pas… Toutefois, la maturité et la technologie de Treedy’s nous transportent vers d’autres horizons. Nous avons pu visiter le futur au moyen de l’avatar “home made” de cette start-up dont on va sûrement encore entendre parler. Les partenariats sont bien en place, avec des acteurs de choix et des développements commerciaux prometteurs. Le pari du “phygital” est bien maîtrisé. La “scalabilité” est possible : il suffit de vendre des scanners (physiquement et dans les esprits). Laissons donc la place aux commerciaux et espérons que les mentalités évoluent car, cette fois-ci, on a peut-être réellement devant les yeux une solution face aux retours si pénalisants pour les e-shops.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺☺☺


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