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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de UGO

La guerre des talents est ouverte ! Elle est particulièrement intense dans les secteurs qui touchent, de près ou de loin, au numérique. Ingénieurs civils et développeurs sont parmi les proies les plus recherchées par les employeurs. Pour trouver les perles rares, les recruteurs tentent de s’adapter. De nouvelles méthodes sont testées. Mais offres et demandes peinent souvent à se rencontrer de manière efficace. Comme d’autres avant lui, Sébastien Jongen, fondateur de la société Ugo passé par le MIC Brussels en 2017, a décidé d’attaquer cette problématique en jouant la carte de la cooptation et du réseautage.

“Au regard de la rétention des employés et de la satisfaction du management des entreprises, on constate que les meilleurs candidats arrivent par la voie de la cooptation”, souligne Sébastien Jongen. Or, poursuit-il, les entreprises à la recherche de talents n’y consacreraient qu’une petite partie de leur budget en comparaison avec d’autres outils (agences de recrutement, sites spécialisés,…). Autre constat dressé par le fondateur d’Ugo : le “sourcing” des bons candidats n’est que trop rarement effectué par les bonnes personnes, que ce soit en externe ou même au sein des entreprises elles-mêmes. L’outil de cooptation et de réseautage proposé par Sébastien Jongen consiste à créer, au sein d’une entreprise qui recrute, un “company network”. “On va demander aux employés, de façon anonyme, de partager des contacts. Lorsque leur entreprise postera une offre d’emploi, le recruteur pourra matcher l’offre avec ce réseau via l’algorithme d’Ugo.” Une fois identifiés, les candidats seront contactés.

Quant aux “employés-recruteurs”, ils recevront, le cas échéant, des bonus de cooptation. Un prototype de la solution – développée en mode “SaaS” – va être testé très prochainement. La commercialisation, d’abord auprès de grandes entreprises, devrait pouvoir débuter en juin.

AVIS DU COACH

  • En général:

Sébastien Jongen part d’une série de constats sur les difficultés du marché du recrutement, avec lesquels on ne peut être que d’accord : le processus est long et fastidieux, beaucoup d’embauches ne fonctionnent pas par manque de “fit” entre l’employé et l’entreprise, etc. D’où l’idée, simple en apparence, d’utiliser le “réseau élargi” de l’entreprise pour recruter. Via une application, les employés seraient des vecteurs d’offres d’emploi potentielles, partout où ils vont, du tennis à la crèche. Ce relais humain permet non seulement d’étendre la portée d’une annonce mais également d’assurer une meilleure présélection.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺

  • Feedback:

Si l’idée est séduisante sur papier, ce n’est que dans la réalité qu’elle apportera la preuve de son intérêt potentiel. A ce stade, le fondateur renâcle au financement et aux valorisations telles qu’on les rencontre chez nous. Cela l’oblige à une forme de “bootstrapping” (autofinancement), finalement assez saine puisque ce sont des premiers clients pionniers qui doivent s’engager pour financer la première version de l’app. A suivre !

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Le Tinder du recrutement ? C’est la question qu’on peut se poser à première vue avec Ugo. Le modèle et l’idée sont séduisants. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises investissent des montants colossaux dans le recrutement de talents. Il y a vraiment une place à prendre. Alors, pourquoi ne pas venir disrupter ce marché ? La solution proposée répond à une problématique bien définie. La recommandation peut être très efficace dans la recherche de talents. Sébastien a déjà des pistes avec de belles sociétés, et le marché est immense. La question à se poser tient à la réaction des employés. Vont-ils jouer le jeu dès lors qu’on se trouve à la limite entre vie professionnelle et vie privée ? Il y aura un travail à réaliser pour les convaincre du système. Du point de vue financier, il est clair qu’il est encore tôt pour du financement bancaire. On est au début de l’aventure et Sébastien se tournera sûrement vers une levée de fonds à risque.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺☺


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