Digital En partenariat avec LeanSquare et BNP Paribas Fortis, "La Libre" lance le "One Hour Challenge". Une fois par mois, huit start-up seront sur le gril.



Pitch , pitching , pitcher … Que l’on aime ou pas la manie du monde de l’entreprise de recourir - et, parfois, d’abuser - à des mots anglais (voire franglais), il faut bien admettre que certains termes sont devenus incontournables pour savoir de quoi on parle. A cet égard, l’univers des "start-up", que certains ont joliment rebaptisé "jeunes pousses", regorge de mots barbares.

Pitcher , en bon français, désigne la présentation rapide d’un projet entrepreneurial. Ainsi, on "pitche" ou on participe à un "pitching". Le plus souvent, l’exercice se déroule devant un jury de professionnels de l’entreprise (coach, expert, entrepreneur, investisseur, etc.) et dure 5 minutes. Dans ce laps de temps, le "porteur de projet" doit tenter de convaincre qu’il a non seulement identifié une bonne idée mais, surtout, qu’il a trouvé les moyens (techniques, humains, financiers, managériaux, etc.) de la concrétiser ! A la clé, le candidat ou l’équipe peut espérer accrocher l’attention du jury et, dans le meilleur des cas, lever des fonds auprès d’investisseurs prêts à se lancer dans l’aventure.

Cinq minutes pour convaincre…. "Bonjour le stress !" , réagit Ben Piquard, directeur de LeanSquare, "opérateur" devenu incontournable dans le monde francophone belge des start-up. Fondé en février 2014 par Meusinvest, LeanSquare ambitionne d’amener des projets de start-up à un stade de maturité "où ils peuvent prétendre à se présenter devant des investisseurs potentiels pour un premier tour de financement." Un exercice qui, si on ambitionne de le voir couronné de succès, doit se préparer en amont.

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Avec enfin du feedback!

Parmi les outils d’"incubation" et d’"accélération" mis en place par LeanSquare, on retrouve le pitching. Mais au lieu de limiter l’exercice à 5 maigres minutes, Ben Piquard et son équipe ont imaginé le "One Hour Challenge". "En 5 minutes, il est très difficile, pour les membres d’un jury, de se faire une idée précise du potentiel réel d’une start-up. Et les start-up, de leur côté, en retirent peu de chose" , tranche Ben Piquard, lequel a déjà derrière lui une longue expérience de session de "pitching" en tant que coach pour start-up. "Avec le One Hour Challenge, on se donne du temps et on ajoute surtout une dimension absente des pitch, qui est le feedback, le conseil" .

LeanSquare, qui est implanté au cœur de Liège, a déjà organisé une petite dizaine de "One Hour Challenge" à ce jour. Soucieuse de donner de la visibilité à toutes ces "jeunes pousses" et convaincue de l’efficacité de la formule, la rédaction économique de "La Libre" a proposé à LeanSquare d’organiser, une fois par mois, une session du "One Hour Challenge" à Bruxelles et d’y associer BNP Paribas Fortis, dont le soutien aux "starters" est une priorité.

Alors, si vous êtes actuellement en train de bosser sur un projet de start-up et que vous cherchez à lever des fonds, n’hésitez pas à venir présenter votre projet devant les coaches de LeanSquare et les experts de BNP Paribas Fortis, et être challengé pendant 1 heure !

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3 questions à Marie-Cécile Van Ecke

Directeur général Retail Banking, Banque des Entrepreneurs & Private Banking pour la Région de Bruxelles, BNP Paribas Fortis


Comment BNP Paribas Fortis se positionne-t-il face à l’émergence, ces dernières années, de jeunes start-up en Belgique ?

Ces créateurs de start-up, et plus globalement les "starters" (indépendants, professions libérales, PME), ont besoin d’un accompagnement dans le lancement de leur business et pas simplement de produits financiers. Début de cette année, on a défini une approche "From start to success" ciblée sur ces entrepreneurs.

Quelle est la philosophie de cette approche ?

L’idée est qu’il y a différents momentums pour le starter et la banque. Nous voulons être là dès les premiers pas des projets, afin d’assurer un démarrage gagnant et de construire une relation durable. On sait, d’expérience, que la première année est souvent très critique pour un jeune entrepreneur. Alors, on lui propose d’accéder à des produits financiers appropriés, mais aussi à toute une gamme de services non financiers. Par exemple, à travers notre réseau d’agences, on a des "starters coaches". On a également une cellule dédicacée à cette clientèle, où elle peut bénéficier de conseils à travers différents outils digitaux, six jours par semaine. On offre aussi des services relatifs à la constitution d’un "business plan", d’un plan de financement, d’une aide à l’introduction de dossiers pour décrocher des subsides auprès de la Région bruxelloise. On travaille aussi en partenariat avec Securex, avec la possibilité d’être accompagné par un "business coach". Je citerais aussi la mise en ligne, récemment, du blog Bizcover qui rassemble toute une communauté d’entrepreneurs partageant des expériences, des infos pratiques, etc.

Pourquoi BNP Paribas Fortis a-t-il souhaité s’associer au "One Hour Challenge" ?

Parce qu’on est convaincu de l’efficacité de ce type de formule. Non seulement pour les starters qui viendront "pitcher", et à qui on offre là une très belle opportunité de se faire connaître. Mais aussi pour nous, partenaire financier, qui voulons être au plus près des réalités des entrepreneurs.

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Edito: Parce qu’elles le valent bien

Par Pierre-François Lovens

Le 13 février dernier, nous vous faisions une promesse : "Consacrer du temps et accorder plus d’espace rédactionnel aux start-up" et, plus globalement, à l’économie (du) numérique. Un peu plus de six mois plus tard, les "jeunes pousses", comme on les appelle parfois, sont devenues un solide pilier de "La Libre Entreprise". Et ce n’est là qu’un début.

En cette rentrée de septembre, nous lançons un projet qui offrira encore davantage de visibilité aux start-up qui irriguent de plus en plus notre économie. Ce projet, baptisé "One Hour Challenge", est issu d’un partenariat noué avec LeanSquare, à la fois investisseur et accélérateur de start-up implanté à Liège, et le groupe BNP Paribas Fortis. Le concept est très simple : une fois par mois, six start-up disposent chacune d’une heure pour "pitcher" leur projet et être "challengée" par un coach expérimenté et un expert financier. Challengée et non jugée… Car, trop souvent encore en Belgique, une personne qui prend le risque d’entreprendre est stigmatisée au moindre faux pas. On l’a vu cet été avec Take Eat Easy. Alors, oui, le taux d’échec est élevé dans l’univers des start-up. Des erreurs sont commises. Mais chaque aventure entrepreneuriale doit être saluée et soutenue, quitte à remettre l’ouvrage sur le métier.

C’est dans cet état d’esprit fait de volontarisme et d’optimisme (réaliste !) que nous abordons ce "One Hour Challenge". Avec toute la rigueur qui s’impose, "La Libre Entreprise" et ses deux partenaires entendent apporter leur contribution à l’émergence d’un écosystème de start-up qui, demain, contribuera lui-même au regain économique et social général.