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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Woobe

Bienvenue chez Barefoot ! Lors de la session du “One Hour Challenge” du 31 janvier, plusieurs projets initiés au sein de ce “startup studio” bruxellois ont été présentés. Un mot d’explication du “modèle” Barefoot s’impose (lire aussi “La Libre” du 23/3/2016) : les idées naissent au sein des têtes pensantes du studio (créé et dirigé par Augustin van Rijckevorsel). Dès qu’une problématique de marché est identifiée et qu’une solution est validée, un “managing partner” est recruté pour tester la solution auprès de clients potentiels, développer une application et la commercialiser. Barefoot injecte 150 000 euros dans chaque projet et se charge de tout le “back-office” (ce qui allège considérablement les charges des “jeunes pousses”).

Woobe est l’une de ces jeunes pousses. Porté depuis juin 2016 par Guy-Louis de le Vingne, ingénieur de gestion formé à l’UCL et à l’Insead, le projet ambitionne de “recréer du contact humain dans un monde hyperconnecté”. La cible privilégiée est celle des grandes entreprises, où les échanges entre employés s’avèrent souvent laborieux. Woobe a imaginé une solution permettant, par l’intermédiaire des boîtes Outlook, de lancer des “micro-événements” auprès de groupes d’employés choisis en fonction de leurs profils et de leur disponibilité. Cela peut-être un lunch, mais aussi des activités culturelles, sportives, etc. Woobe est actuellement en phase d’installation et de test chez ING. Des contacts ont été noués avec d’autres grosses entreprises.


AVIS DU COACH

  • En général:

Le problème traité est celui du manque de communication entre les divers “silos” des grandes entreprises. Woobe va provoquer des occasions de rencontres par petits groupes, entre départements de l’entreprise, et fluidifier la communication. On songe à “Never Eat Alone” qui est un succès en France. Il y a une certaine simplicité, voire élégance, dans la solution choisie : ne pas dépendre de la bonne volonté des employés à utiliser encore une nouvelle app ou un site Web, mais en s’appuyant sur une messagerie (type Outlook) et sa fonction calendrier.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺☺

  • Feedback:
A quelques euros par employé par an, le produit est très bon marché, comparativement à des solutions “SaaS” typiques d’entreprise. Ce qui devrait rendre les ventes faciles… à moins que ça ne donne l’impression que le service n’est pas si stratégique. Or, il est impératif de pouvoir vendre en volume, et à effort de vente réduit. Par ailleurs, on n’a pas encore de boucle complète sur un déploiement et de retour d’expérience par les utilisateurs. Au-delà de l’élégance de l’idée, c’est dans la durée qu’il faudra démontrer la valeur.


AVIS DE L'EXPERT


  • En général:

L’outil présenté offre différentes possibilités d’organisation de “micro-events” en intégrant le calendrier Outlook. Les avantages de Woobe pourront séduire les “corporates” toujours à la recherche d’efficacité et de simplification. La cible est claire et large : les grosses entreprises, qui souhaitent améliorer leur organisation de gestion d’événements, de formations et sensibiliser l’entièreté des employés en fonction de besoins stratégiques déterminés. L’outil capte directement les plages de temps libres; gère les invitations, les acceptations et remplace les absents par d’autres invités.

Pour Woobe, le réel défi sera de capter l’attention d’une majorité des employés invités et d’augmenter le nombre de clics positifs, sans être intrusif, afin de convaincre le client du bienfait de l’outil et le renouvellement des licences. La traction client est en cours et semble positive. La communication vers les utilisateurs finaux est essentielle, car il faut convaincre !

Les “next steps” sont clairement exposés et passent par le business développement et la recherche de nouveaux clients. Des objectifs financiers à moyen terme sont estimés de manière cohérente. Jean-Guy de le Vingne envisage une nouvelle levée de fond. Son utilité doit être absolument approfondie avant d’être présentée aux investisseurs ou aux banques.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺