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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Wooclap

Quelle plus belle reconnaissance, pour une jeune start-up, que de voir des clients vanter les atouts de son service sans leur avoir rien demandé… C’est ce qui est arrivé récemment à Wooclap avec l’université Paris-Dauphine , cliente de la start-up belge qui a filmé et mis en ligne un atelier pédagogique sur l’interactivité en cours. Wooclap, qui a participé au programme d’accélération du MIC Brussels en 2015 (lire ci-dessous), a été lancé au sein du Start Lab (ULB) par deux étudiants, Sébastien Lebbe et Jonathan Alzetta.

Leur constat est bien connu des professeurs d’université. Hautes écoles : la durée d’attention des étudiants ne dépasse pas les 10 minutes ! Quand on sait que de nombreux cours durent 2 heures sans la moindre interaction, bonjour l’efficacité ! “Avec Wooclap, explique Sébastien Lebbe , on relance l’attention de l’audience, on l’implique, on la fait réfléchir, on suscite de l’interactivité”. Sachant que (quasi) tous les étudiants disposent aujourd’hui d’un smartphone et que les auditoires sont a priori équipés en Wifi, l’enseignant va pouvoir interroger ses étudiants et recevoir, en direct, l’ensemble de leurs réponses (via l’application Wooclap ou SmMS). Il pourra ainsi vérifier l’état de compréhension de son cours.

Moins de trois ans après son lancement, Wooclap touche déjà 400 professeurs de l’UCL et 300 à l’ULB. A l’étranger, l’interface – disponible en cinq langues – est notamment utilisée à Paris (Arts&Métiers Paris Tech, Paris Dauphine) et à Londres (University College London). La start-up cible aussi le segment des grandes entreprises (comme Total, Deloitte, Microsoft, BNP Paribas,…). La start-up, qui a procédé à une première levée de 350 000 euros en septembre, emploie une dizaine de personnes (développeurs, designers, vendeurs,…). “Nos challenges pour l’avenir ? D’une part, continuer à nous différencier de la concurrence par la facilité d’utilisation de l’interface, sa rapidité et ses fonctionnalités. D’autre part, générer plus de leads, avoir plus d’utilisateurs (récurrents) et mieux les monétiser”.


AVIS DU COACH

  • En général:

Ce que l’on appelle l’EdTech (technologies liées à l’éducation) est un marché considéré comme très prometteur, mais difficile à conquérir : énormément d’utilisateurs potentiels, mais des business models guère évidents à mettre en place. Cette quadrature du cercle, Wooclap semble en passe de la réussir ! Comme souvent, le succès réside dans une mission extrêmement simple et claire. Et ça marche.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺☺

  • Feedback:

Wooclap est une start-up qui fait plutôt face à la catégorie des “happy problems”, c’est-à-dire les difficultés de croissance et les choix stratégiques à la recherche du meilleur chemin. Quand on voit que plusieurs centaines de profs l’ont déjà adopté, en Belgique mais aussi à l’international, on sent le très gros potentiel dans le milieu académique. S’il fallait choisir entre la diversification vers le marché des entreprises ou la diffusion plus large dans les universités, on choisirait cette dernière. Le tour de force serait de réussir les deux !

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Si vous cherchez une idée de start-up, voici de quoi vous inspirer. Nous avons un bon exemple de “pain”. Le monde de l’éducation, comme d’autres, est en demande de disruption. En ce sens, il est possible de trouver un équivalent de salles où les cours “ex cathedra” sont désertés, d’y apporter une technologie avancée et de combler professeurs et élèves. Ce processus peut être adapté à n’importe quel business. Notons que les enseignants ne savaient plus quoi faire face à l’inattention de jeunes due aux smartphones. Wooclap règle donc deux problèmes. Toutefois, les fondamentaux scientifiques ne sont pas encore établis. Mais des données seront sans doute collectées, ce qui permettra de répondre à une simple question : réussit-on mieux au moyen de Wooclap ? Les enjeux de la jeune entreprise sont multiples. Il va falloir continuer l’expansion et surtout ne pas tomber en désuétude dans les années à venir.

  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺☺


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