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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons des start-up ayant pris part au “One Hour Challenge” organisé par “La Libre”, en partenariat avec LeanSquare et BNP Paribas Fortis. Avec le portrait des start-up et les avis d’un coach de LeanSquare (Roald Sieberath) et d’un expert de BNPP Fortis (Nerwa Kariakous, expert, Banque des entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Zerocopy

Voilà un service qui tombe à pic en cette période de rentrée dans l’enseignement supérieur. À moins de vouloir être “full” numérique, les étudiants auront besoin, à un moment ou l’autre, d’imprimer des syllabus ou des notes de cours (il serait démontré qu’étudier sur un support papier est plus efficace…). Si tel est le cas, la solution proposée par Zerocopy devrait les intéresser.

Zerocopy, start-up créée en 2012 par trois jeunes diplômés de la Vlerick, a développé une vision qui permet de concilier les intérêts des étudiants (impression gratuite0) et des annonceurs (cibler le public des 18-25 ans). Seules les modalités pour y parvenir ont évolué au fil du temps. Initialement, la start-up, contrôlée et dirigée aujourd’hui par Maxime Carpentier, avait opté pour une solution de partenariat avec les copy shops présents en nombre sur les campus. Elle est toutefois rapidement passée aux commerces équipés de (bonnes !) imprimantes… avant de faire finalement marche arrière en 2017. Dernier pivot en date : Zerocopy a développé, à l’automne, une plateforme qui permet aux étudiants de passer commande d’un travail d’impression en couleur et de se faire livrer le résultat à domicile, gratuitement et dans un délai de 5 jours ouvrables maximum.

“Quand un étudiant nous demande d’imprimer un syllabus, il accepte d’avoir de la pub (pleine page, bannière,…) sur chaque page imprimée. C’est ce qui permet la gratuité du service”, détaille Maxime Carpentier. À ce jour, Zerocopy compte près de 100 000 étudiants inscrits sur sa plateforme et un portefeuille de plus de 100 annonceurs. On notera que, depuis ses débuts, la start-up n’a jamais levé de fonds pour se développer (hors prêts bancaires). “Le moment est aujourd’hui venu de lever”, nous disait en juin Maxime Carpentier, “pour nous développer Zerocopy à l’international.” Aux dernières nouvelles, la start-up était en quête d’1,7 million d’euros auprès d’investisseurs, avec l’objectif de boucler l’opération cet automne.


AVIS DU COACH

  • En général:

Rien ne peut battre un business model gratuit” : cette citation de Chris Anderson a peut-être inspiré Maxime Carpentier. En tout cas, son approche de rendre les syllabus 100 % gratuits a quelque chose de révolutionnaire. Après plusieurs pivots, il est arrivé à une plateforme impressionnante avec 100 000 utilisateurs et plus de 10 millions de pages imprimées. Et une “gniaque” à démarcher des dizaines d’annonceurs pour rendre possible l’équation économique.

  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺ ☺

  • Feedback:

Un projet simple, mais exécuté avec beaucoup de ténacité et de rigueur. L’entrepreneur est un fan des approches running lean et scaling lean de Ash Maurya, qu’il applique aussi fidèlement que possible. On est donc dans une culture de métriques, de tests systématiques des hypothèses et d’exécution, qui pourrait servir de modèle à beaucoup. Nos seules remarques portent sur des modalités. Exemple : faut-il considérer sur le même plan le nombre d’utilisateurs et le nombre de pages imprimées par utilisateurs ? Nous considérons qu’il faut favoriser le premier; le second peut mener à une inflation d’inventaire pas nécessairement vendable aux annonceurs. Mais l’approche d’ensemble reste solide.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

Un des questionnements typiques du banquier face à un nouveau projet est celui de la pertinence de la solution envisagée par l’entrepreneur vis-à-vis du public cible. Chez Zerocopy, ça consiste à répondre à une double problématique: le coût d’impression de syllabus pour les étudiants et la difficulté d’atteindre la population estudiantine pour les marketers. Il s’agit ensuite de valider la pertinence de la solution. Dans le cas présent, c’est notamment le fait de promouvoir le support papier et non pas numérique. L’imprimé apparaîtrait en effet plus adéquat pour l’apprentissage. De plus, il semblerait qu’il soit préférable d’utiliser du papier plus léger que du papier recyclé. Chacun se fera évidemment un avis sur ces choix de Zerocopy. Pour terminer sur une note d’humour, inquiétons-nous pour tous les (futurs) jeunes étudiants qui ne connaîtront plus les longues files chez les imprimeurs et la douce odeur du papier fraîchement imprimé.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺☺


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