Digital Plus de 5 000 start-up, dont six wallonnes, sont attendues ce jeudi à "Viva Technology".

L’idée serait née d’une frustration, si on en croit Maurice Lévy, le grand patron de Publicis et parrain, avec le groupe Les Echos, de la première édition de "Viva Technology" qui s’ouvre ce jeudi, pour trois jours, à Paris. "En tant que Français, expliquait-il la semaine dernière à nos confrères de l’AFP, je me sentais frustré de voir que Berlin avait son événement (dédié aux start-up technologiques, NdlR) , mais aussi Dublin, Londres… Je me suis dit qu’il n’était pas possible que la France n’en ait pas."

Il est vrai que Paris, dont l’écosystème des start-up est pourtant en plein essor, était devenue orpheline d’une grand-messe technologique depuis la disparition, il y a deux ans, de l’événement "Le Web". A charge, donc, pour Viva Technology, doté d’un budget supérieur à 10 millions d’euros, de combler ce manque.

Startups.be avec Digital Wallonia

Mais afin de se distinguer d’autres grand-messes "tech" internationales, Viva Technology a eu la bonne idée de se positionner sur le créneau des collaborations à développer entre le monde des "jeunes pousses" et celui, déjà très établi, des grandes entreprises. Ces dernières ont été bousculées, ces derniers temps, par l’arrivée souvent fulgurante de start-up adeptes de modèles économiques à la fois innovants et "disruptifs". Désormais, ces grandes entreprises commencent à comprendre tout le bénéfice qu’elles peuvent retirer de partenariats. D’ailleurs, si on en croit l’Insead, 52 % des 500 plus grandes entreprises mondiales ont, aujourd’hui, des programmes de coopération avec des start-up. De leur côté, une très grosse majorité des start-up se déclarent très favorables à de telles collaborations.

Viva Technology - qui table sur la présence de plus de 5 000 start-up, de 30 000 visiteurs, d’une centaine de fonds d’investissement et de conférenciers de renom (comme Eric Schmidt, Jim Wales, John Chambers, Robin Li, Fred Mazzella…) - a créé 20 "Labs" thématiques où se rencontreront, durant les trois jours du salon, de grands groupes (Orange, TF1, LVMH, Engie…) et plusieurs dizaines de start-up.

Dans ce foisonnement, on épinglera la présence de quelques "pépites" wallonnes. Pour la première fois, l’association Startups.be et Digital Wallonia ont en effet décidé de s’associer afin que six d’entre elles puissent se frotter à des clients et des investisseurs potentiels d’envergure internationale. Trois start-up ont bénéficié, tout récemment, du soutien financier de W.IN.G, le tout nouveau fonds du numérique wallon : Keybate, Listminut et Look. Sortlist, elle, est l’une des belles start-up ayant suivi le programme d’accélération de Nest’Up. On trouve, enfin, MoodMe et Jack.