Digital Après 150 ans de bons et loyaux services, le télégramme fait ses adieux.

"Le 29 décembre 2017, Proximus mettra définitivement fin à son service d'envoi et de réception de télégrammes", annonce la société dans un communiqué. Au fil du temps, le système a été progressivement remplacé par des moyens de communication plus modernes comme le fax, le mail ou le sms. "Ces dernières années, le télégramme n'était plus utilisé que par une poignée de clients résidentiels et professionnels", se justifie Proximus. C'est donc une page de la communication qui se tourne.

Mis en service en 1846, le télégraphe a longtemps été utilisé par les particuliers pour annoncer une naissance, un mariage ou un décès. Il a également été exploité à des fins professionnelles notamment par les avocats et les huissiers de justice, les télégrammes constituant un début de preuve juridique, ainsi que par les agences d'intérim pour envoyer des convocations. Dans les années 80, plus d'un million et demi de télégrammes étaient encore envoyés et reçus chaque année en Belgique. En 2017, à peine plus de 8.000 messages ont été transmis, soit une baisse de 20% par rapport à 2016. 

Le premier télégraphe électrique avait été installé le long de la ligne de chemin de fer reliant Bruxelles à Anvers. Les initiales "RTT" (l'ancêtre de Proximus), désignaient à l'époque la "Régie des Télégraphes et des Téléphones".