Digital Auditionné par une commission du Sénat des Etats-Unis, Mark Zuckerberg a prouvé qu'il n'était pas un impassible communicant.

Face à la question du sénateur de l'Illinois, Dick Durbin, "Est-ce que vous seriez à l'aise si l'on vous demandait de nous donner le nom de l'hôtel dans lequel vous avez dormi hier ?", le PDG de Facebook a semblé désarçonné, perturbé. Rougissant, ne trouvant pas de réplique adéquate, Mark Zuckerberg s'est contenté de rire, et de faire rire l'assistance par son manque de réactivité. Il se contentera finalement d'un simple "Non".

Après avoir une nouvelle fois répondu de manière succincte à la question qui s'en est suivie, l'homme de bientôt 34 ans a reçu une leçon de morale de la part du sénateur. "Et bien je crois qu'il s'agit là de ce dont nous parlons: le droit à la vie privée, les limites de ce droit, et ce que l'on est prêt à concéder dans l'Amérique actuelle pour relier les gens entre eux dans le monde."

Pour rappel, le patron du réseau social est embourbé dans le scandaleCambridge Analytica. La firme a en effet récupéré, via un questionnaire psychologique auquel ont répondu 270.000 personnes, les données de 87 millions d'usagers, selon le dernier chiffre annoncé par Facebook, de leurs amis, en 2014. Cela a notamment permis à la société britannique de se constituer une précieuse base de données avant d'être embauchée par l'équipe de campagne de Donald Trump.