Digital Ce mardi soir, Mark Zuckerberg, le président de Facebook, a admis mardi devant une commission conjointe du Sénat américain avoir échoué à protéger la vie privée des utilisateurs de son réseau social.

On savait que les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs ( dont 61.000 Belges ) tels que les pages "likées" avaient pu être potentiellement récupérées par Facebook pour être transmises à l'entreprise britannique Cambridge Analytica (CA).

Selon le New York Times , Facebook aurait été plus loin en récupérant aussi les messages privés des utilisateurs de l'application "This Is Your Digital Life".

La BBC confirme que 0,5% des 305.000 personnes qui ont installé ce test de personnalité ont par la même occasion donné leur permission d'accéder à leurs messages privés Facebook. Les destinataires de ces messages seraient donc logiquement touchés. "Avant 2015, la politique de Facebook permettait aux développeurs de demander l'autorisation d'accéder au contenu de la boîte de réception, mais uniquement si la personne donnait son consentement" , a confirmé à la BBC une porte-parole de l'entreprise américaine.

Facebook avait envoyé plus tôt un message aux utilisateurs touchés par le vol de leurs informations dans lequel la firme américaine confirmait que les messages privés étaient aussi concernés.

© PRINT SCREEN FACEBOOK

Facebook évoque de son côté "un petit nombre de personnes" concernées. A noter qu'on ne sait pas encore si ces messages ont été transmis à Cambridge Analytica.

Quoi qu'il en soit, pour rappel, le test "This Is Your Digital Life" a été créé par Alexandre Kogan qui travaillait pour la société britannique appelée Cambridge Analytica, fondée par des conservateurs américains et notamment Steve Bannon, proche conseiller de Donald Trump pendant la campagne US. Le président américain aurait utilisé les services de CA pendant sa campagne pour cibler ses publications Facebook en fonction du profil des internautes. Dans cette vidéo, Alexander Nix, ancien CEO de Cambridge Analytica expliquait à l'université Concordia le pouvoir des datas pour influencer le comportement des électeurs.


Ce fut également le cas des partisans du Brexit ou encore d' Uhuru Kenyatta au Kenya.

Enfin, Facebook a publié une page qui permet aux utilisateurs du réseau social de constater si leurs données ont été utilisées, ou pas, par Cambridge Analytica.