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36 projets, 6 semaines. Les participants au premier “Startup Camp” de Wallonie ont bouclé leur quatrième semaine d’accélération. Au total, 36 projets de start-up suivent le programme élaboré par Creative Wallonia Engine au sein de quatre écosystèmes : Digital BW (Louvain-la-Neuve), LeanSquare (Liège), Digital Attraxion (Mons) et Trakk/BEP (Namur).

Chaque samedi, “La Libre” vous fait vivre les différentes étapes de ce processus inédit d’’accélération à travers 4 projets : Smartbeam, Mesydel, Art’Crok et Stent.care.


Smartbeam

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Dans un accélérateur, on accélère… Le temps file. A Louvain-la-Neuve, comme dans les trois autres “hubs” du premier Startup Camp wallon, on commence déjà à décompter les jours. Le 16 juin, à Namur, les 36 équipes auront la possibilité de dévoiler leurs projets. Deux semaines pour clôturer l’ascension. Donc, on accélère.

Pour Caroline Basecqz, porteuse du projet Smartbeam (plateforme de logiciels destinés au secteur de la construction générale), l’arrivée à ses côtés de Florent Coninck , jeune ingénieur de gestion, a été un réel soulagement. “Il y a beaucoup de décisions à prendre, de rendez-vous à organiser… Pouvoir combiner nos deux expériences est vraiment précieux quand on accélère” , nous expliquait-elle en fin de semaine. Le duo s’est aussi mis à la recherche d’un développeur. “En fait, je cherche depuis 6 mois… Ce sont des perles rares !” .

Co-création et levée de fonds

Pour les 15 derniers jours du Startup Camp, Caroline et Florent ont deux priorités. Un : dénicher trois ou quatre partenaires (entreprises de construction, architectes,…) acceptant de les accompagner dans la “co-création” des différents modules de la plateforme. “On en a déjà trouvé au moins un. Ensuite, il faudra avoir des “early adopters” . Et, là aussi, on a déjà avancé” . Deux : comprendre, avec l’aide de leurs coachs, la mécanique d’une levée de fonds. “Il n’y a pas urgence à lever des fonds, mais c’est un processus qui se prépare longtemps à l’avance” . Jusqu’ici, Caroline et quelques partenaires (consultants) ont financé les développements. Mais il faudra, tôt ou tard, renflouer les caisses pour accompagner la montée en puissance de Smartbeam.

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Mesydel

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Le moral est “super bon” au sein de l’équipe Mesydel (logiciel de méthodes participatives). Basée chez LeanSquare à Liège, ladite équipe s’est d’ailleurs agrandie, passant de trois à quatre personnes. “On a engagé un ‘business developer’, Nicolas Crunenberg, qui a déjà quelques années d’expériences, explique Martin Erpicum, chef de la spin-off de l’Universté de Liège. Il va nous aider à démarcher des clients et à passer du statut de spin-off à celui de société à vocation plus commerciale. Il nous a rejoints au Startup Camp depuis quelques jours”. Martin Erpicum et ses partenaires ont au moins une autre raison de se réjouir : ils ont remporté haut la main le défi “ventes” lancé par les coaches. Grâce à la concrétisation de deux premiers contrats avec des centres de recherche, ils ont pu faire rentrer quelques milliers d’euros dans les caisses de Mesydel.
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Stent.care

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Le projet Stent care – réseau social d’entraide des malades chroniques, des personnes handicapées et de leur entourage – avance très bien. “J’avais entamé le Startup Camp avec quelques a priori, avouait vendredi Lucio Scanu . Eh bien, je me suis trompé ! Le travail avec les coachs est très constructif et très cadrant, même s’il ne faut jamais perdre de vue le cap de ce qu’on veut réaliser !” . Cette semaine, avec Jérôme Clerfayt, Lucio a pris part, chez Nest’up à Mont-Saint-Guibert, à une rencontre avec des start-up ayant déjà été accélérées. Deux des fondateurs de Take Eat Easy, start-up contrainte de jeter l’éponge à l’été 2016, étaient présents. “Leur expérience est évidemment très utile pour des projets comme le nôtre” . Vendredi, ils ont eu droit à un atelier dédié à l’élaboration d’un pacte d’actionnaires. Pour Stent care, qui implique cinq personnes, c’est évidemment précieux.
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Art-Crok/WattsonYou

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Colienne Demain, installée au Trakk à Namur, poursuit ses recherches dans le cadre de son projet WattsonYou (transformation de la chaleur du corps humain en électricité). “Cette semaine, j’ai surtout travaillé sur le développement des prototypes des deux premières applications : la lampe frontale et la coque pour smartphone. Je trouve le matériel sur Internet et j’assemble moi-même”, s’amuse-t-elle. Pour le “Demo Day”, le 16 juin, elle veut être en mesure de présenter le prototype le plus abouti possible de la “WattLight”, la lampe fonctionnant grâce à la chaleur du front. Pour la coque de smartphone, baptisée “WattPhone”, elle effectue actuellement des tests à partir de cellules photovoltaïques. Les deux applications ont connu leur petit succès, lors du challenge organisé la troisième semaine du Startup Camp, puisque Colienne a enregistré près de 70 pré-commandes.
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