Digital Cela se bouscule dans les téléphones de moyenne de gamme. Le format 19: 8, les écrans bord à bord et l’encoche y sont maintenant présents. Du point de vue du dessin, ils n’ont plus rien à envier aux appareils plus chers.

C’est le cas du Wiko View 2 Pro . Cette marque est très active sur le marché et propose de très bons smartphones à un prix correct. Par exemple, ce smartphone est vendu au prix de 299€ avec des caractéristiques techniques plus que correctes : 4 GB de Ram, 54,41 GB de mémoire de stockage libre et un processeur Snapdragon 450.

Une version nommée Wiko View 2 reprend le même design, la même taille d’écran (6 pouces), mais avec des composants légèrement moins performants au prix de 199 € (3 GB de Ram et 32 Gb de stockage, un processeur Snapdragon 435).

L’écran du View 2 Pro s’étend sur presque la totalité de la surface avant. Sa diagonale est de 15 cm.

© Wiko

La résolution est HD + (soit 1528 x 720 pixels, densité de pixels : 282 PPP). La dalle est de type IPS. Wiko a eu la bonne idée de diminuer au maximum l’encoche. Elle entoure seulement l’objectif de la façade avant et laisse un maximum de place aux notifications. Il n’est pas résistant ni à la poussière ni à l’eau.

Malheureusement, les traces doigts restent un peu trop présentes sur les différentes surfaces, mais c’est un souci avec la majorité des téléphones actuels qui n’ont pas reçu un traitement oléophobe. Un défaut que vous pouvez compenser en achetant, sur le site de la marque, un verre trempé à superposer sur l’écran (20 €).

Le smartphone tient bien en main et est très réactif. Il tourne sous la dernière version d’Android Oreo 8. Wiko n’ajoute pas de surcouche personnalisée. C’est une interface full Google et c’est très bien comme cela. La reconnaissance faciale est présente pour déverrouiller son téléphone très rapidement.

Du côté de la photo

Le View 2 Pro a deux capteurs photo arrière. Un capteur standard de 16 mégapixels, comme celui de la face avant, et un objectif grand-angle de 120°. Cet objectif a tendance à courber les lignes sur les bords de l’image. Pas très heureux, car on choisit souvent ce format pour photographier des bâtiments aux lignes souvent… droites.

© Etienne Scholasse

Le mode de prise de vue professionnel reprend la fonction très pratique de pouvoir dissocier les points de mise au point et de netteté. C’est beaucoup plus précis que le curseur d’exposition du mode "auto". Un bouton de saturation est présent pour déjà modifier l’image. Une fonction pas vraiment utile à la prise de vue. C’est une opération qui est effectuée lorsqu’on développe la photo, d’autant plus que les photos produites ont un bon rendu par défaut. Aucune correction n’est nécessaire. Le mode rafale n’est disponible qu’en mode "auto". Dommage.

Un mode "Superpixel" associe 4 pixels pour en faire un pour avoir de meilleurs résultats. Une bonne idée technique, mais qui en test s’avère peu probante.

Par contre le mode nuit réussit l’examen, même en conditions difficiles, l’exposition des photos est parfaite sans aucun ajustement. A privilégier au mode "auto" qui brûle les images en faible luminosité. Par contre, les pixels sont un peu trop explosés pour pouvoir imprimer la photo. Si vous ne visionnez vos images que sur écran, cela passera.

© Etienne Scholasse

Surtout, n’oubliez pas de décocher l’option "filigrane" au risque de voir toutes vos images taguées du logo de Wiko. Cela aurait été intéressant de pouvoir personnaliser ce filigrane (voir photo ci-dessus).