Digital Une réussite sans business model et un demi-million d’euros pour accélérer.

C’est une histoire parmi tant d’autres : trois jeunes filles partent à Copenhague. L’une paye le premier restaurant en arrivant, la seconde règle le prix du sauna et la troisième, le thé en fin d’après-midi. Durant tout le séjour, les dépenses vont s’accumuler et, au moment du départ, c’est l’heure des comptes : qui doit combien et à qui ? C’est souvent là que de belles amitiés se fissurent…

Pourtant, cet exercice est désormais aisé avec Tricount : l’application téléchargée gratuitement permet à chacune d’ajouter ses dépenses. L’application fournit la balance des comptes et donne, au moment de la clôture des comptes, la solution de règlement en minimisant le nombre de transactions. Cette application très flexible est gratuite et permet de mutualiser les dépenses d’un groupe en se basant sur la responsabilisation et la confiance entre les membres de ce groupe. "Nous avons lancé cette application en 2010 et, aujourd’hui, la société Belcube y investit 500 000 euros pour nous permettre d’en améliorer les fonctionnalités. Aujourd’hui, Tricount compte 600 000 utilisateurs et nous visons le million pour 2016", explique Guillebert de Dorlodot, Cofondateur de Tricount.

La possibilité d’intégrer un bouton permettant de payer directement la personne à qui l’on doit une certaine somme est à l’étude. Le principe étant de répondre aux souhaits des utilisateurs.

Mais quel est le business model de cette application ? A priori, il n’y en a pas encore… En effet, nous sommes, ici, en plein dans la nouvelle forme d’économie de partage : à l’instar des tutoriels, cette application a été lancée pour répondre à un besoin et la façon de la rentabiliser viendra après…

"En 2016, nous escomptons qu’un milliard d’euros de dépenses aura été équilibré sur Tricount. Nous allons voir comment nous pouvons intégrer de la publicité intelligente ou comment utiliser certaines informations pour offrir des services à cette communauté. Nous allons travailler sur l’intelligence artificielle pour en faire bénéficier la communauté et songer à une forme de rémunération intelligente", ajoute Guillebert de Dorlodot.

On peut imaginer des conseils de visites de musée dans la ville, des conseils pour préparer son voyage, le budget à prévoir.

Mais un principe entend être maintenu : cette application doit rester gratuite pour ses utilisateurs. Les bons comptes faisant les bons amis, cette application peut être considérée comme un support amical désormais indispensable.