Digital Deux ans qu'Ubisoft attendait ce moment: Vivendi, la multinationale de Vincent Bolloré qui détient Canal + et Universal Music, vient de déposer les armes et revend les actions qu'elle avait chez Ubisoft (la plupart rachetées par Ubisoft même).

Vivendi avait menacé l'éditeur de jeux vidéo d'une possible acquisition totale mais la victoire d'Yves Guillemot, cocréateur et PDG d'Ubisoft, met fin à cette éventualité.

En plus de ce retrait, Vivendi a également assuré qu'il n'achèterait pas d'actions de la société pendant les cinq années à venir.

Yves Guillemot a ensuite exprimé sa joie sur les réseaux sociaux : "On y est arrivé ! Merci et bravo aux fabuleuses équipes Ubisoft pour leur passion et leur détermination sans faille. Merci également à nos fantastiques communautés de joueurs, ainsi qu’à tous nos partenaires et amis à travers le monde. Votre soutien et votre affection pour Ubisoft ont été une aide précieuse. Nous sommes tellement plus forts ensemble, et grâce à votre soutien, il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons atteindre dans les années à venir !"

Bolloré s'en sort quand même très bien

Détenteur de 27,27% du capital de la société française de jeux vidéo, Vincent Bolloré avait pourtant menacé Ubisoft d'OPA (Offre Publique d'Achat) hostile depuis 2015. En 2016, c'était au tour du patron de la société de jeux vidéo de s'exprimer dans le journal Le Monde en affirmant qu'il ne se laisserait pas faire : "nous ne laisserons pas Vivendi casser Ubisoft".

Ce retrait a néanmoins un côté positif pour Vincent Bolloré. Entré au capital pour la somme de 800 millions d'euros il y a deux ans, l'homme d'affaires s'en va avec la jolie somme de 2,3 milliards d'euros et garde un pied dans le milieu du jeu vidéo en détenant 95,94% du capital de Gameloft, société indépendante des frères Guillemot spécialisée dans le développement de jeux téléchargeables pour mobiles.