Digital Les systèmes d’identification "physiques" sont mieux acceptés qu’auparavant.

La société informatique Unisys a confié à "La Libre" les résultats d’une étude internationale (1) sur la perception de l’usage de la biométrie dans la sécurisation des opérations en ligne. Il en ressort notamment, selon le porte-parole d’Unisys Belgique, Rudolf de Schipper, "qu’en quelques années, le public qui était craintif par rapport à ces méthodes identifiant ‘physiquement’ les personnes, les considère aujourd’hui comme plus sûres et plus faciles à utiliser que les combinaisons ‘identifiant- mot de passe’. C’est un changement radical : 6 Belges sur 10 sont d’avis que ces technologies sont plus sûres que les mots de passe ou les codes PIN". Et finalement, 1 Belge sur 2 se déclare en faveur de la biométrie pour éviter le fastidieux exercice de mémorisation d’identifiants et mots de passe. L’utilisation de techniques comme la reconnaissance d’empreintes digitales, de l’iris, ou autres, par des entreprises dans le cadre de relations numériques sécurisées, inspire confiance à 67 % des répondants belges à l’étude d’Unisys. "Ceci devrait favoriser l’utilisation d’autres techniques par les entreprises, en fonction de leurs spécificités. Nous avons par exemple conseillé à un de nos clients un système de reconnaissance de l’empreinte palmaire lue par une souris d’ordinateur. Et cette solution particulière a été très appréciée", explique encore Rudolf de Schipper.

Evolutions attendues

D’autres systèmes permettent aussi de lire les empreintes digitales sous-cutanées, les veines du dessus de la main, de reconnaître les visages comme sur le dernier modèle de l’iPhone, d’analyser la voix. Et apparemment, le principe d’utilisation de ces données n’effraie plus les utilisateurs. Ceux-ci préfèrent pour 59 % la reconnaissance des empreintes digitales, à la lecture de l’iris (47 %) et à la reconnaissance vocale (20 %). Et avec une certaine dose de patience puisqu’ils sont globalement prêts à attendre 21,8 secondes pour s’identifier de manière sécurisée en ligne. Une majorité plaide pour l’utilisation de reconnaissance "multimodale", qui permet de sauvegarder par exemple l’intérêt d’une empreinte, couplée à un mot de passe, même si le détail de l’empreinte venait à être subtilisé. Et puis, sauf accident, on a plus qu’un doigt…

 

Unisys a interrogé plus de 3 500 personnes dans le courant du mois d’août 2017, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique (504 participants), en Espagne, en Suisse et en Italie.