Digital La start-up propose des jeux en réalité virtuelle et envisage de se lancer dans la réalité augmentée.

Que ce soit pour le fun pur et simple ou pour amplifier l’efficacité dans des contextes professionnels, scolaires ou encore thérapeutiques, la réalité virtuelle (VR pour les intimes) apparaît de plus en plus comme un créneau économique différenciateur et prometteur. C’est sur cette vague qu’un quatuor de jeunes namurois veut aujourd’hui surfer.

Le projet Vidock Studio est né dans la tête de Guillaume Depaepe à la suite d’une participation à deux hackathons VR, à Bruxelles et à Mons. Etudiant en Game Art à la Haute Ecole Albert Jacquard de Namur, il y a croisé trois anciens de l’école. Ensemble, ils ont décidé de lancer une start-up qui devrait voir le jour l’année prochaine. Dans l’intervalle, ils sont incubés au LinKube de Namur afin d’affiner le modèle. Guillaume Depaepe, lui, y ajoute des formations en gestion de projet, finances, marketing… au NEC (Namur Entrepreneurship Center).

Si Vidock Studio compte privilégier le développement de jeux VR, cet axe ne sera pas exclusif. "Il y a clairement, sur le marché, une demande croissante pour des contenus et des expériences B2B. Au-delà de notre prédilection pour les jeux, nous proposerons aussi des services B2B ou des projets orientés vers les besoins du secteur de l’éducation, de la santé…", déclare Guillaume Depaepe.

Vidock opère d’ailleurs déjà pour le compte d’autres studios, de quoi financer ses premiers jeux VR. Les deux premiers, développés pour casque VR HTC Vive, devraient faire leurs débuts d’ici quelques mois. Le premier, inspiré du Doudou de Mons, invite les joueurs à incarner le dragon et à le défendre contre la furie populaire. Le deuxième, baptisé SquidyScape, met le joueur au défi de se tirer d’un bien mauvais pas. Transformé en calamar géant suite à une mauvaise manip’de labo, il doit dénicher des objets qui lui permettront de sortir de la pièce où il est enfermé.

L’équipe de Vidock avait été sélectionnée pour participer, avec la délégation belge, au récent salon Gamescom de Cologne. Grâce à une bourse décrochée par Didier Moens, professeur en techniques de créativité à la HE Albert Jacquard, ce fut l’occasion pour Vidock de glaner des informations et des contacts intéressants. "Nous avons pu présenter nos jeux à HTC et rencontrer des partenaires - fabricants de matériels, concepteurs de casques… Nous en recherchons en effet afin de décliner nos créations sur d’autres plates-formes que le HTC Vive. Le but était aussi de rencontrer les éditeurs des logiciels que nous utilisons et d’en découvrir d’autres en vue d’accélérer notre pipeline de production. Enfin, l’intention était de rencontrer un maximum de gens, responsables marketing compris, et d’analyser le marché."

Dès à présent, Vidock Studio envisage aussi de se lancer dans la réalité augmentée. "C’est une technologie qui me passionne, ne serait-ce que par son immense champ d’application", indique Guillaume Depaepe. "Elle évite l’immersion totale de la VR qui coupe l’utilisateur du monde extérieur et permet des réalisations plus sociales et participatives.