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L’aventure airBsit n’a commencé que le 12 novembre 2015… Pourtant, moins de quatre mois plus tard, c’est l’emballement ! Comme quoi, dans le domaine des "apps" pour téléphones intelligents, les choses peuvent aller très vite.

Initialement confinée à un public bruxellois, l’application belge airBsit - décrite comme le "Airbnb du baby-sitting" - n’a mis que quelques semaines à toucher sa cible de prédilection, à savoir les jeunes parents et baby-sitters belges. "Aujourd’hui, on approche les 26 000 inscrits pour toute la Belgique, répartis à 50/50 entre parents et babysitters", confie Donatienne van Houtryve, fondatrice de airBsit avec l’une de ses collègues et amies de travail (et, par ailleurs, jeune mère de 33 ans). "Au début, poursuit-elle, nous avons été surprises par l’engouement pour l’application. Mais il faut croire que les jeunes parents, comme nous, attendaient ça ! On a aussi pu surfer sur la vague des applications collaboratives".

L’application airBsit, en deux mots, permet d’organiser un babysitting, au départ d’un réseau d’amis, en un temps très rapide. Autrement dit, les membres d’airBsit partagent et recommandent des profils de babysitters en fonction de leurs réseaux. Concrètement, une fois l’application téléchargée (gratuitement), le parent en quête d’un babysitter communique le nombre et l’âge des enfants à garder, l’adresse, l’horaire, "son" tarif, le mode de paiement, etc. Il reçoit immédiatement une liste de babysitters disponibles dans les environs et recommandés par ses contacts. Au parent, ensuite, de faire son shopping et d’envoyer les invitations. Pour se rémunérer, airBsit prélève l’équivalent de 15 minutes de babysitting au moment de la réservation.

Business de masse

Forts du succès immédiat de l’application en Belgique, les deux fondatrices et leur partenaire "IT", Dimitri De Boose, ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ainsi, depuis ce mardi, airBsit a été lancé aux Pays-Bas. "Notre ambition est d’enchaîner avec d’autres pays, comme le Luxembourg et la France, assez rapidement. C’est clairement un business de masse et il faut donc le développer dans toute l’Europe", souligne Donatienne van Houtryve.

Ce développement a déjà nécessité de recruter une équipe de sept personnes. Aujourd’hui, la question d’une première levée de fonds est également posée. "On est en contact avec des investisseurs potentiels, mais rien n’est encore signé", indique Mme van Houtryve. Et, manifestement, il est question de gros sous…