Digital Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, devrait témoigner devant le Congrès américain dans les semaines à venir, selon les informations de CNN. Le Congrès souhaite l'entendre dans le cadre de l'enquête " Cambridge Analytica" dans laquelle des millions de données personnelles d'utilisateurs Facebook ont été obtenues par la société privée britannique.

Le comité législatif de l'Energie et du Commerce a adressé une lettre à Mark Zuckerberg l'incitant à témoigner. " En tant que directeur général de Facebook et un employé qui a été le leader derrière toutes les décisions stratégiques clés depuis le lancement de l'entreprise, vous êtes la personne adéquate pour témoigner devant le Congrès à propos de ces décisions et du business model de Facebook".

De son côté, le CEO de 33 ans a déclaré à CNN : " Je le ferai si c'est approprié", insistant sur le fait que des experts juridiques de Facebook pourraient être plus qualifiés que lui sur certains dossiers. Il a néanmoins refusé de se présenter devant un comité parlementaire britannique concernant la même affaire et compte envoyer un de ses adjoints, selon  TechCrunch

Amy Klobuchar, sénatrice dans le Minnesota, s'est réjoui de cette nouvelle et a tweeté : " Prochaine étape, Cambridge Analytica devra témoigner"



Playboy rejoint le mouvement #DeleteFacebook

Après les révélations liées au scandale, Brian Acton, le co-fondateur de WhatsApp (société rachetée par Facebook), avait appelé à supprimer la réseau social de Mark Zuckerberg. Une semaine après lui, c'était au tour du milliardaire et chef d'entreprise Elon Musk de supprimer les pages Facebook de Tesla et de SpaceX.

Dans un communiqué de presse publié mardi soir, le magazine américain Playboy annonçait, lui aussi, la suppression de sa page sur le réseau social. " Les récentes nouvelles concernant la prétendue mauvaise gestion des données des utilisateurs par Facebook a renforcé notre décision de suspendre nos activités sur la plateforme en ce moment, peut-on lire dans le communiqué. Il y a plus de 25 millions de fans qui interagissent avec Playboy via nos différentes pages Facebook et nous ne voulons pas être complices en les exposant à ces pratiques".

En plus de cette campagne de désabonnement massive (#deletefacebook), Facebook doit également faire face à une chute en bourse