Eco-débats

Base de la réflexion. Compte tenu de la diversité des modèles et des appellations, l’analyse des six économistes de l’Economic Prospective Club se concentre sur les économies de plateformes qui sont reprises sous le vocable "économie collaborative". Pour resserrer cette réflexion, il a été décidé de se baser et de se concentrer sur un type de plateforme à savoir Uber, le modèle de voitures de transport avec chauffeur. Le but de cette étude n’est cependant pas de cibler une entreprise en particulier mais de rendre les propos plus concrets. Le document complet "Pistes et éclairages économiques - Pour une bonne gouvernance de l’économie collaborative" par l’Economic Prospective Club est disponible en libre accès sur le lien www.moneystore.be. Retrouvez les articles et le lien vers l’étude sur lalibre.be.

Le rôle des régulateurs est crucial pour instaurer une saine concurrence entre les plateformes de l’économie collaborative et les acteurs existants.

Le constat de l’EPC

Le développement de l’économie collaborative engendre des discussions quant à la forme de concurrence que ces plateformes induisent, constatent les 6 économistes de l’Economic Prospective Club (EPC). D’une part, ces plateformes entrent en concurrence avec les acteurs présents (que l’on appelle les "incumbents"). D’autre part, elles risquent de créer parfois des positions dominantes qui viendraient supplanter une forme de concurrence locale ou des monopoles locaux. Uber vient ainsi concurrencer les taxis dont les chauffeurs doivent avoir une licence. Le risque serait de passer d’un marché fragmenté à un marché concentré. Il est par ailleurs difficile de réguler des plateformes dont les sièges sociaux sont à l’étranger et qui offrent des services locaux. Quant aux régulateurs, ils peinent souvent à réguler ces nouveaux modèles.

Les propositions de l’EPC

1 - Privilégier le droit commun.

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