Eco-débats

Il y a dix ans, le petit parti Vivant était arrimé au VLD, rebaptisé pour l'occasion Open Vld. La formation créée par l'homme d'affaires et ancien président du Standard de Liège Roland Duchâtelet s'était faite connaître pour son plaidoyer en faveur du revenu de base universel. Le sujet est revenu sur le devant de la scène en Europe: la Finlande a commencé à expérimenter le système; un référendum, au résultat négatif, s'est tenu en Suisse; et le candidat de la gauche à l'élection présidentielle française Benoît Hamon en a fait l'un des éléments clés de son programme.

 "Ce qui est important, c'est qu'aujourd'hui, tous les grands économistes belges sont favorables au revenu de base universel", relève M. Duchâtelet, dans un entretien à Belga. De son parcours politique, Roland Duchâtelet retient un leçon: "pour faire changer les choses, il ne faut pas créer un parti politique, mais bien convaincre les gens et les décideurs. C'est ce que j'essaye de faire via différentes publications. Si les électeurs sont prêts au changement, les politiques suivront automatiquement."

Créé il y a tout juste vingt ans, Vivant plaide pour un revenu de base universel. Selon M. Duchâtelet, c'est un outil puissant de lutte contre la pauvreté, le travail au noir et la fraude sociale et sa mise en oeuvre ne réclame pas une réglementation complexe.

Selon Roland Duchâtelet, il existe une prise de conscience en Belgique de la nécessité de simplifier la sécurité sociale et de la rendre plus équitable. "Même les socialistes sont maintenant favorables au revenu de base universel", pointe-t-il.