Emploi / RH

L'entreprise EDF Luminus a procédé, le 29 juin dernier, au licenciement de 14 collaborateurs. Certains d'entre eux ont appris la nouvelle via un message laissé sur la boîte vocale de leur téléphone. Une méthode que l'entreprise peut expliquer mais qui a néanmoins blessé plusieurs personnes. En plus d'une contextualisation de la procédure, Luminus regrette cette situation malheureuse et présente ses excuses aux personnes touchées, indique la société jeudi dans un communiqué. La société insiste ainsi sur le fait que le moyen de communication choisi "partait d'une volonté d'informer au plus vite" les personnes concernées.

La direction assure avoir eu pour objectif premier de communiquer la décision personnellement aux collaborateurs concernés. Cinq d'entre eux n'étant ni au bureau ni joignables par téléphone, le management a préféré laisser un message sur leur boîte vocale plutôt que de prendre le risque qu'ils ne soient informés de leur licenciement par des tiers ou par d'autres voies.

La direction assure avoir eu pour objectif premier de communiquer la décision personnellement aux collaborateurs concernés. Cinq d'entre eux n'étant ni au bureau ni joignables par téléphone, le management a préféré laisser un message sur leur boîte vocale plutôt que de prendre le risque qu'ils ne soient informés de leur licenciement par des tiers ou par d'autres voies.

"Ce jour-là, je ne travaillais pas, raconte l'un d'eux. J'étais chez moi quand j'ai vu que mon chef m'avait laissé un message. Je n'en suis pas revenu. Il m'expliquait de façon très mécanique, comme s'il lisait un texte, que mon contrat prenait fin ce jour pour raisons économiques". Le lendemain, une lettre recommandée lui a confirmé la nouvelle, précise le quotidien.

"Pour certains de mes collègues, ça a été beaucoup plus rude. Après le coup de fil, ils ont carrément retrouvé leurs affaires dans un carton déposé à l'accueil alors que leur casier était censé être fermé à clé", poursuit-il. L'entreprise tient à préciser que la rumeur selon laquelle ces personnes auraient "retrouvé leurs affaires dans une boîte à la réception" est infondée.

L'un des principaux syndicats du secteur, Gazelco, parle, lui, de "terrorisme social", selon le journal. "Nous redoutons que ce ne soit qu'un galop d'essai, estime pour sa part Antonio Murillo Calvo, de la branche Bâtiment industrie énergie (BIE) du syndicat CSC.

Tout en présentant ses excuses aux personnes affectées par cette méthode, Luminus assure encore qu'elle "continue à mettre tout en oeuvre pour accompagner les 14 personnes concernées dans la recherche d'un nouvel emploi".