Emploi / RH

Plus de 1 800 emplois supplémentaires chez Lockheed Martin, 3 000 chez Monsanto, 5 000 chez General Motors, 10 000 chez Walmart et même 100 000 chez Amazon. Qui dit mieux ? Alors que Donald Trump s’apprête à devenir le nouveau locataire de la Maison-Blanche, les grands noms du capitalisme américain, tous secteurs confondus, annoncent les uns après les autres des méga-plans d’investissements sur le sol américain assortis de nombreuses créations d’emplois. Une aubaine pour le milliardaire américain qui s’était vanté, il y a quelques jours sur Twitter, de devenir "le plus grand créateur d’emplois que Dieu ait jamais créé" . Rien que cela…

Comment faut-il décrypter ces annonces, ces effets d’annonce diront certains ? Illustration d’un certain patriotisme américain ou volonté de plaire à un futur président très protectionniste dans son discours et qui entend mener la vie dure aux multinationales qui auraient la tentation de délocaliser des emplois américains vers d’autres cieux où les salaires sont plus bas ? "L’économie américaine est en bonne forme. Mais ce qui est actuellement en train de se passer aux Etats-Unis est dangereux car on ne suit plus la logique des entreprises mais bien une logique populaire" , explique d’emblée Koen De Leus, chef économiste chez BNP Paribas Fortis. "Ces entreprises veulent être dans les petits papiers de Donald Trump. Mais ces créations massives d’emplois, si elles peuvent être bénéfiques à court terme, risquent de dégrader à long terme et durablement la compétitivité et la capacité concurrentielle de ces grands groupes américains et de leurs usines" , ajoute-t-il. Et de citer le cas de Ford qui a fait une croix sur sa volonté de délocaliser vers le Mexique, où les salaires sont plus bas, une partie des emplois américains.

Taxes : Ford ou Walmart seraient aussi touchés

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