Emploi / RH

Au sein de la majorité fédérale, on conteste l'analyse de l'économiste Philippe Defeyt.

L'Institut pour un développement durable expliquait lundi que les performances du gouvernement Michel en matière de création d'emplois étaient à relativiser. Selon l'économiste Philippe Defeyt (ex-président Ecolo du CPAS de Namur), on crée moins d'emplois chaque trimestre sous la suédoise que lorsque le pays a été privé de gouvernement durant 541 jours, en 2010 et 2011.

Dans les rangs de la majorité fédérale N-VA-MR-CD&V-Open VLD, on ne conteste pas les chiffres de l'IDD, mais on met en avant certains éléments qui plaident en faveur du bilan de la suédoise.

Tout d'abord, on pointe le fait que durant la période d'affaires courantes, alors que c'était pourtant nécessaire, aucune mesure de rigueur budgétaire n'a été prise. Or, on sait que ces mesures peuvent avoir un effet négatif sur la croissance et l'emploi.

Ensuite, on avance que le gouvernement actuel fait mieux que prévu. En suivant les prévisions du Bureau du Plan (qui se basaient sur une politique inchangée), ce sont normalement 56 000 emplois qui auraient dû être créés depuis le 1er janvier 2015. Depuis cette date, ce sont 96.000 emplois qui ont été effectivement créés. Dans la majorité fédérale, on souligne donc que la politique axée sur la création d’emplois a permis d'augmenter ce chiffre de près de 60%.

En outre, note-t-on du côté de la suédoise, ces prévisions ne prenaient évidemment pas en compte des éléments imprévisibles tels que l’embargo économique imposé par la Russie ou le contexte post-attentats de Paris et Bruxelles.

Enfin, on fait valoir que durant les 541 jours sans gouvernement, plus de 7% de la création d'emplois était d'origine publique, alors que le gouvernement actuel a fait chuter ce chiffre à 1,5%.

Bref, dans la majorité, on assure que, malgré un contexte compliqué, on crée davantage d'emplois que prévu. Et que c'est grâce aux mesures prises par le gouvernement Michel.