Emploi / RH

La FGTB a fait part lundi de son opposition "farouche" à la proposition du secrétaire d'Etat fédéral à la Lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer, d'autoriser les pensionnés à travailler dans l'horeca via un flexi-job. 

"Alors que les travailleurs devraient déjà financer eux-mêmes leur pension via le rachat des années d'étude et une pension complémentaire, que les prépensionnés et les demandeurs d'emploi doivent se contenter d'une pension moins élevée, que les plus de 65 ans sont poussés à combiner pension et activité professionnelle sans plafond de revenus... Ce gouvernement poursuit sa politique du chacun pour soi", dénonce le syndicat socialite.

Celui-ci craint "une évolution vers les modèles anglo-saxons où les seniors sont contraints de prester des 'à-côtés', de façon illimitée et en faisant preuve d'une extrême flexibilité, pour pouvoir compter sur un revenu acceptable après leur départ à la retraite".

La FGTB estime plutôt qu'une "pension légale décente est possible afin de bénéficier d'une retraite bien méritée".

Plus généralement, le syndicat juge que le système des flexi-jobs "reste contestable" car il supplante, à ses yeux, les emplois réguliers dans le secteur et encourage les contrats précaires, "le tout au détriment de la sécurité sociale".

La FGTB, qui dit craindre également une extension à d'autre secteurs, annonce que "la lutte contre ce type de contrat précaire et bon marché n'est pas encore finie".