Emploi / RH

Comme nous l’annoncions dans nos éditions de lundi, la Banque nationale de Belgique (BNB) a confirmé la fermeture planifiée de ses deux derniers sièges situés en dehors de Bruxelles, à Liège et à Courtrai. Cette fermeture termine un long cycle d’adaptation du réseau de l’institut belge d’émission à la baisse continue de la circulation de la monnaie fiduciaire. 

On le sait, une des missions de la BNB est de gérer le traitement des pièces et billets, ainsi que leur émission. A cet égard, la BNB avait annoncé fin 2016 son intention de fermer la Monnaie royale, conformément aux décisions figurant dans l’accord de gouvernement. En l’occurrence, cette fermeture était discutée par les gouvernements successifs depuis plus de dix ans.

De moins en moins de liquide ?

La justification avancée depuis l’avènement de l’euro a toujours été l’afflux massif dans notre économie de pièces émises par d’autres pays de la zone euro. Les syndicats avaient rétorqué à cette justification de la fermeture de la Monnaie royale, que des investissements conséquents de 300 000 euros avaient été consentis au cours des deux années écoulées pour la remise à niveau des ateliers. "C’est un service qui est loin d’être en déficit", assuraient ainsi la CSC et la CGSP Services publics, dans un communiqué en octobre dernier. "Dans un proche avenir, la Belgique sera tributaire des prix de production fixés par un autre pays, alors qu’aujourd’hui, elle est maître du coût de production de sa monnaie."

Pour sa part, l’UNSP (Union nationale des services publics) notait que "l’émission de la monnaie fait partie des fonctions régaliennes de l’Etat. Il est inconcevable que notre pays l’abandonne !" La frappe des pièces sera effectuée à l’étranger dès 2018.

Le temps des vacances

A propos de la fermeture des deux centres régionaux, on assure du côté politique qu’il s’agit d’une décision interne à la BNB. Qu’en dit-on à la BNB ? Si le principe de la fermeture des deux sièges régionaux a bien été confirmée, vacances obligent, il ne s’est trouvé en interne aucun responsable qui puisse répondre aux questions sur le mode de reclassement du personnel, ni sur le nombre de personnes concernées par la fermeture. Il nous revient toutefois que, comme ce fut le cas lors des réductions de voilure précédentes, le personnel sera reclassé à Bruxelles. 

Quid de la production de billets de banque ? Ici aussi, la rumeur court sur une suppression de l’activité à brève échéance. Mais la BNB n’a pu réagir à ce propos. Pas plus que sur la destination des immeubles qui seront libérés après la fermeture.

Pour rappel, les guichets de la BNB permettent notamment de rentrer pour échange des billets en mauvais état, des pièces en nombre en vue de les échanger contre des billets. La BNB assure aussi bien d’autres services désormais accessibles en ligne comme la centrale des crédits et des bilans.


Patrick Van Campenhout