Emploi / RH

L'UBT-FGTB s'est fait apporter mardi, sur le temps de midi, des repas par des livreurs de Take Away, devant le siège de la plate-forme Deliveroo, pour dénoncer son obstination à refuser une concertation sur le statut des coursiers à vélo. Une table a été dressée sous une tente devant la porte de Deliveroo. Les plats ont été amenés par des livreurs de Take Away, qui sont eux payés à l'heure dans le cadre d'un job étudiant.

"Les coursiers sont engagés comme des faux indépendants", estime Johnny Coin du syndicat UBT-FGTB. "Quand il y a un retour de la fiscalité, de la TVA et autres, quand ils doivent payer leur premier trimestre pour les cotisations sociales, ils font de 'grands yeux' parce qu'ils se rendent compte que ce qu'il vont réellement toucher sur le mois est très bas. S'ils ne paient pas dans les temps, ils ont des frais supplémentaires importants à payer." Il remarque qu'un seuil minimal de cotisations sociales doit être payé, quel que soit le montant rentré par l'indépendant, ce qui est difficile à assumer pour des travailleurs à faibles revenus. Le syndicaliste ajoute que les risques et les assurances sont également à leur charge.

L'UBT-FGTB demande à ce que les coursiers à vélo soient engagés comme salariés. Le syndicat souligne que la plate-forme Uber pour les chauffeurs n'est pas non plus ouverte au dialogue social.

De son côté, Deliveroo se vante d'offrir "un travail flexible et bien rémunéré". Les coursiers travaillant avec la plateforme sont "assurés gratuitement" et "gagnent plus avec la rémunération à la livraison", affirme-t-elle dans un communiqué.