Emploi / RH Le secteur reste dynamique et crée plus d’entreprises mais sans générer d’emplois supplémentaires.

L’emploi direct dans la filière bois wallonne a poursuivi sa légère baisse depuis 2015, selon la troisième édition (2017) du "Panorabois", un état des lieux du secteur publié tous les deux ans, à l’occasion de la Foire agricole de Libramont, par l’Office économique wallon du bois.

La filière compte ainsi 18 328 emplois directs, contre 18 383 en 2015 (-0,3 %) et 18 721 en 2013 (-2,1 %), soit 12 548 salariés (12 615 en 2015) et 5 780 indépendants (5 768 en 2015).

Par rapport à 2013, le nombre d’employés a baissé de 515 unités (-3,9 %), une diminution qui n’est que partiellement compensée par une hausse du nombre d’indépendants (+122 ou +2,16 %).

Plus d’entreprises

Le nombre d’entreprises, lui, est en hausse, à 8 003 contre 7 897 en 2015 et 7 813 en 2012. Près de 40 % d’entre elles sont actives dans la menuiserie et 24 % dans la sylviculture et l’exploitation forestière. Au-delà d’une simple actualisation des chiffres de la précédente édition, le PanoraBois 2017 met en lumière non seulement les évolutions et transformations de la filière mais également la diversité des maillons qui la composent. C’est ainsi qu’apparaissent pour la première fois sous une forme cartographiée, les secteurs de l’emballage (paletteries, caisseries et autres emballages bois), de la construction bois et du commerce bois (importateurs et négociants en bois).

Pour se démarquer d’une concurrence internationale de plus en plus féroce, les différents acteurs impliqués dans la filière bois doivent innover et proposer de nouveaux produits et procédés de valorisation des bois. Traitement thermique des feuillus et résineux indigènes, profilés lamellés-collés en bois local pour la production de châssis et éléments de construction assemblés sans clous ni colle en sont autant d’exemples de cette prise de conscience.

Des tendances nuancées

Les évolutions ne sont toutefois pas uniformes entre les sous-secteurs. "A titre d’exemple, si les secteurs de la sylviculture et de l’exploitation forestière et du travail du bois se montrent dans l’ensemble assez stables, le secteur de la menuiserie connaît quant à lui une augmentation du nombre d’entreprises (+8,5 % entre 2013 et 2017) mais paradoxalement une diminution de l’emploi salarié (-10,7 % entre 2013 et 2017). Par contre, les secteurs de la pâte à papier, du papier et du carton et du meuble laissent apparaître un repli généralisé tant en termes d’entreprises que d’emplois", commente l’Office économique wallon du bois.

Les provinces de Liège (30 %) et de Hainaut (24 %) comptent le plus d’entreprises actives dans la filière bois, devant les provinces de Namur (17 %) et Luxembourg (17 %) et le Brabant wallon (12 %).

"Les différents maillons de la filière forment un secteur dynamique, riche en petites et très petites entreprises, également pourvu de quelques beaux fleurons à la réputation européenne voire mondiale", souligne encore l’Office économique wallon du bois. Une ressource renouvelable.

 

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