Emploi / RH

L’entrepreneuriat féminin, on en parle. De plus en plus. Mais, dans les faits, il reste à la traîne. Si on s’en tient aux indépendants, une catégorie qui englobe de multiples statuts (professions libérales, freelances, starters, etc. ), la proportion des femmes tourne autour des 33-34 %, soit un peu plus de 360 000 personnes, contre plus de 65 % d’indépendants masculins. La Belgique détient aussi le triste record du plus bas niveau de "starters" féminines de l’Union européenne.

Le constat n’est pas neuf. Pour des raisons qui tiennent à la fois de l’éducation, de l’implication dans la vie de famille, de stéréotypes (la femme aurait une plus forte aversion au risque, entend-on souvent), d’inégalités salariales ou encore de secteurs d’activité "cadenassés" de longue date par les hommes (comme la construction ou l’industrie), les femmes entreprennent moins. Et ce n’est pas propre à la Belgique.

Le vent serait-il toutefois en train de tourner sous l’effet des nouvelles technologies, dont l’accès n’a jamais été aussi aisé, et de l’essor d’une "génération Y" - ces jeunes nés entre la fin des années 1980 et le tout début des années 2000 - qui retrouve, notamment à travers le phénomène des start-up, le goût de lancer "leur" business ? C’est bien possible, même si le changement peut apparaître encore timide.

Un potentiel inexploité

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