Emploi / RH

"Je serai absente du bureau à partir du 31 octobre jusqu'à la fin de l'année, tout comme mes autres collègues féminines. Si votre question est urgente, envoyez-la à John, Jeroen ou à un autre homme, qui eux seront bien payés." Avec ce message symbolisant un e-mail automatique d'absence, le mouvement des femmes socialistes zij-kant et l'association européenne PES Women souhaitent attirer l'attention ce mardi sur l'"Unequal Pay Day". En tenant compte des inégalités salariales, les femmes travaillent "gratuitement" à partir de ce mardi 31 octobre alors que les hommes continuent à être payés. La différence entre les salaires horaires brut des femmes et des hommes atteint en moyenne 16% à 20% en Belgique, selon les organisations.

Les responsables de l'initiative constatent cependant des progrès car, en 1999, les femmes gagnaient 28% de moins que leurs collègues masculins. Mais à ce rythme, "nous devons encore mener des campagnes pendant 40 ans avant d'atteindre l'équité salariale en 2055", soulignent-elles.

Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel, dans des secteurs avec des salaires plus bas, ont davantage recours aux congés familiaux et sont également confrontées au plafond de verre, égrènent les organisations.

Zij-kant et PES Women plaident donc pour une réduction collective du temps de travail, des quotas dans les comités de direction des entreprises publiques et cotées en bourse, ainsi que l'instauration d'un congé obligatoire à l'occasion d'une naissance.