Emploi / RH

Les chiffres qui montrent une embellie de l'emploi en Belgique se succèdent à un rythme régulier ces derniers temps. Mais le débat reste vif sur la qualité des emplois créés dans notre pays. S'agit-il de contrats courts ? Ces emplois sont-ils des temps pleins ?

Six pour cent en moins qu'avant la crise

Dans ce contexte, l'étude que publie aujourd'hui le Onderzoeksinstituut voor Arbeid en Samenleving (Hiva – KUL) est très intéressante. Elle montre que moins de la moitié (49%) des personnes qui décrochent un nouvel emploi ont un contrat à temps plein, soit 6 % de moins qu'avant la crise économique de 2008.

L’autre moitié est quant à elle constituée d’autres types de contrats. Parmi ces derniers, 30% se rapportent à des pres­tations à temps partiel et 20% à des contrats courts et irréguliers. Environ la moitié des prestations à temps partiel sont des emplois à mi-temps (occupation entre 36 et 65%) et un tiers sont des emplois dont le taux d’occupation se situe entre 66 et 95%.

La moitié des femmes à temps partiel

Les hommes sont plus souvent engagés à temps plein que les femmes (respectivement 60% vs 37%); près de la moitié des recrutements chez les femmes concer­nent des emplois à temps partiel (47% vs 16% pour les hommes).

Pour obtenir ces résultats, le professeur Ludo Struyven et le chercheur Tim Goesaert (KUL) ont analysé les quelque 600 000 recrutements sur le marché du travail en Belgique en 2015, sur la base des données fournies par l'ONSS, partenaire de la KUL au sein du projet Dynam, qui analyse la dynamique du marché de l'emploi en Belgique.

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