Emploi / RH

Troisième épisode de la deuxième série d’été des pages économiques de "La Libre". Une série qui vous permettra de découvrir six personnalités, discrètes, qui ont fait le choix de consacrer une partie de leur patrimoine financier personnel à soutenir de jeunes (et moins jeunes, d’ailleurs) entrepreneurs de chez nous. Ce sont des "business angels", ou anges des affaires.

Ce n’est pas tous les jours que l’on est en présence d’un ange, fût-il des affaires. Ainsi donc, cet univers impitoyable peut présenter des facettes, si pas altruistes, du moins bienveillantes. Mais être un ange, tout qui les côtoie vous le dira, cela ne tombe pas du ciel. Avant de prendre quelques jeunes entreprises sous son aile, Baudouin van Male a acquis une solide formation à l’Institut d’administration et de gestion de l’UCL (IAG), complétée par l’étude des sciences économiques appliquées à l’université Duquesne de Pittsburgh, en Pennsylvanie.

"Et avec les Américains, c’est directement appliqué", dit cet homme de 46 ans sans les faire. Baudouin van Male se forge ensuite une expérience d’une vingtaine d’années dans l’analyse financière et la gestion d’actifs, notamment chez Axa Belgium, avant de créer, en 2009, sa propre structure, van Male Investment Consulting. Parallèlement, depuis 2012, il officie au sein du réseau Be Angels, actif en Wallonie et à Bruxelles, ainsi que Go Beyond, réseau international fondé par Brigitte Baumann.

"Depuis toujours, j’ai très envie de participer à la création de projets utiles à la société, et je trouve que ça s’est perdu ou ça a été galvaudé", dit-il. "Or, dans une start-up, on n’a que ça sur quoi s’appuyer. L’entrepreneur qui crée sa start-up a une vision très claire de ce qu’il veut apporter à la société." Le rôle du business angel est de rendre ces choses possibles grâce au soutien à la fois financier et professionnel, où se combinent réseau de contact, expérience, etc.

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