Emploi / RH

Le télétravail rencontre de plus en plus de succès auprès des fonctionnaires fédéraux, car 36,5% d'entre eux prestent au moins un jour par semaine depuis leur domicile, a indiqué lundi le ministre de la Fonction publique, Steven Vandeput. Ce pourcentage est en hausse constante. Il ne représentait qu'un petit 8% des membres du personnel en 2013, a souligné M. Vandeput (N-VA) dans un communiqué.

La fonction publique fédérale fait ainsi mieux que le secteur privé, au sein duquel 12,9% des travailleurs pratiquent régulièrement le télétravail, selon le ministre. "L'administration peut rivaliser avec le secteur privé, sans l'ombre d'une hésitation", a-t-il assuré.

Ce sont principalement les femmes qui y recourent - à raison de 43% des fonctionnaires fédérales - contre 31% des hommes.

Il existe aussi un lien entre le niveau de formation et le télétravail. Plus les fonctionnaires sont éduqués, plus ils le pratiquent.

Le télétravail est un outil important pour mieux concilier travail et vie privée "et il rend le travail réalisable" tout en réduisant le risque de burn-out, a souligné M. Vandeput.

"Nous voyons aussi les effets positifs sur l'absentéisme: les personnes en télétravail sont en moyenne 6% moins absentes que les autres. C'est donc du gagnant-gagnant pour l'employeur, pour l'employé et pour l'équipe dans laquelle il se trouve", a ajouté le ministre.

M. Vandeput a défini dans un arrêté-royal datant du 9 mars dernier et baptisé "Flexwerk" un cadre général pour le télétravail.

Le plafond est ainsi fixé au maximum à 3/5èmes du temps total de travail sur une base annuelle.