Nest'up, du projet à la start-up

Al'heure où on a parfois l'impression que l'esprit d'entreprise est en berne, crise oblige, l'initiative qui suit apparaît un peu comme l'exception qui confirme la règle. Afin de sortir de la torpeur ambiante et de "bousculer l'environnement", l'asbl Fostering Ideas, émanation de la SCRL Idealy cofondée en 2011 par Olivier Verbeke, a lancé il y a peu un projet original. Car pour lui, "l'innovation belge est en pleine ébullition et les start-ups ont de plus en plus besoin d'un soutien cohérent, d'un écosystème dynamique et d'une culture entrepreneuriale forte". Ce soutien, l'asbl - que ce "serial entrepreneur", ainsi qu'il se définit lui-même, a créée avec d'autres (Damien Van Achter, Simon Alexandre, David Valentiny, Ben Piquard) - compte l'offrir à des entrepreneurs en herbe au travers du programme Nest'up (pour Nurturing Entrepreneurship, Startups and Talents).

Bruno Boutsen

Portrait Al'heure où on a parfois l'impression que l'esprit d'entreprise est en berne, crise oblige, l'initiative qui suit apparaît un peu comme l'exception qui confirme la règle. Afin de sortir de la torpeur ambiante et de "bousculer l'environnement", l'asbl Fostering Ideas, émanation de la SCRL Idealy cofondée en 2011 par Olivier Verbeke, a lancé il y a peu un projet original. Car pour lui, "l'innovation belge est en pleine ébullition et les start-ups ont de plus en plus besoin d'un soutien cohérent, d'un écosystème dynamique et d'une culture entrepreneuriale forte". Ce soutien, l'asbl - que ce "serial entrepreneur", ainsi qu'il se définit lui-même, a créée avec d'autres (Damien Van Achter, Simon Alexandre, David Valentiny, Ben Piquard) - compte l'offrir à des entrepreneurs en herbe au travers du programme Nest'up (pour Nurturing Entrepreneurship, Startups and Talents).

Soit un programme d'accélération de strat-ups dont le but est de "favoriser l'émergence et le développement de start-ups en Wallonie en adaptant au modèle belge les méthodes de coaching d'entreprises proposées par le réseau américain TechStars". Nest'up vise uniquement des porteurs de projets et non des sociétés déjà existantes et en croissance (par exemple via un processus de R&D), et n'a pas d'exclusivité sectorielle. Mais le maître mot des projets sur lesquels Nest'up se concentre, c'est l'innovation. "Le besoin d'innovation est encore plus grand en période de crise", estime Olivier Verbeke, lequel insiste sur le fait que le concept "made in USA" qu'il a importé au niveau wallon se distingue des incubateurs, notamment par le fait qu'il s'agit en l'espèce de projets low-tech. Il se réjouit aussi du soutien public, puisque Nest'up bénéficie de 200 000 € dans le cadre du programme "Creative Wallonia". "Cet argent sert à accompagner et à coacher le s porteurs de projets", précise le cofondateur de l'asbl Fostering Ideas.

C'est au terme d'une sélection voulue drastique que six d'entre eux - ils étaient 60 au départ - ont été choisis pour intégrer l'accélérateur basé au sein de l'Axisparc de Mont-Saint-Guibert. Soit un lieu propice à l'émulation et au networking qui sont précisément recherchés dans ce cadre. C'est ainsi que les six finalistes - "ils sont tous gagnants", souligne Olivier Verbeke - ont débuté neuf semaines particulièrement intenses durant lesquelles ils ont l'occasion de valider les différentes étapes de leur projet. Pour ce faire, ils sont assistés de six coaches et d'une trentaine d'experts de tous horizons triés sur le volet. La concentration dans le temps et dans l'espace rend le programme Nest'up particulièrement intense.

Un constat qui est d'ailleurs confirmé par Julien Paquet et Martin Meys, jeunes porteurs du projet Famest - ils ont chacun 22 ans et ils suivent tous deux la formation interdisciplinaire en création d'entreprise à l'UCL -, dont l'idée est de mettre sur pied une plate-forme qui récompenserait les internautes qui prendraient le temps d'identifier les articles de marque sur leurs photos personnelles. "Le but est de faire de photos privées des photos commerciales", expliquent-ils. Du "Pitch Day" précédant leur entrée dans l'accélérateur au "Demo Day" durant lequel ils auront l'occasion de présenter leur projet à des investisseurs, les porteurs n'auront pas le temps de s'ennuyer et seront soumis à rude épreuve. Mais avec la quasi-assurance, si tout se passe bien, de ne pas repartir bredouille de cette aventure. Cerise sur le gâteau, chacun des finalistes aura l'opportunité de rencontrer David Cohen, le fondateur de TechStars. Et l'idée, ainsi que l'explique Olivier Verbeke, est de ne pas s'arrêter là et de transformer l'accélérateur en réacteur, c'est-à-dire en accélérateur permanent

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